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 Amina

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Fajrine
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MessageSujet: Amina   Mer 25 Juil - 21:31:03

Salam 1

J ai pas pu retenir mes larmes

Ina lilahi wa ina ilahi wa rajiun qu Allah les acceptent en Martyr amee

Amina

Elle est sortie le troisième jour après le début des opérations contre la mosquée rouge qui ont débutés le 3 Juillet 2007. La femme de Abd-Arrachid « Oum Hassan » l’a contrainte à quitter la madrasa.
Tout au long de son témoignage les larmes ne cessaient de couler ; et quand elle a fini tout le monde autour d’elle pleurait.

Les larmes de Amina

J’ai 17 ans et depuis 3 ans je suis étudiante a la Madrasa de Hafsa où je suis des cours de Coran et de Hadith du Prophète

(sallAllahou 'aleyhi waSallam).

Le jour de l’attaque je me trouvais dans la mosquée par mon propre gré, personne ne m’a obligé à rester, je voulais me battre jusqu'à la mort (elle pleure) mais notre responsable «Oum Hassan» nous a fait sortir en utilisant la ruse.

Le troisième jour, il y avait déjà 95 sœurs et 75 frères qui sont tombés en martyrs (elle pleure très fort), nous avons tous participé a déplacé leurs corps et mes mains sont devenues rouges par la couleur du sang, et chaque fois que nous déplacions les corps une parmi nous tombe en martyre.
Nos livres de coran étaient ouverts et nous n’avions aucune munition. Le peu de munition avait été utilisé par les hommes. Nous étions occupées à fournir l’eau à nos frères qui combattaient. Jusqu’au troisième jours nous avons pu suivre nos cours régulièrement, et ce jours là Oum Hassan a constaté que 1500 parmi les étudiantes qui sont resté dans la Madrasa n’ont plus à manger ou à boire. Elle nous a rassemblé et nous a dit avec les larmes qui coulaient sur ses joues : »s’il vous plait quittez le complexe » elle s’est dirigée vers les sœurs responsables en disant : « elles sont un dépôt accroché à vos coups, ramenez-les chez leurs parents en paix »

Tout les étudiantes et moi avons refusé l’idée de quitter le lieu, mais Oum Hassan a insisté en disant « Ici c’est dangereux pour vous, sortez maintenant et moi je vais vous rejoindre ». Sous la pression de son insistance nous avons quitté le complexe mais elle, est restée. (pleur…pleur…).Nous ne voulons pas partir, nous avons rédigé nos testaments et nous étions prêtes pour le martyr, notre souhait était d’être enterrées dans la Madrasa de Hafsa....

Nous étions 1800 , je suis sortie dans un groupe de 300 filles. Il y a eu 100 étudiantes tombées en martyr (elle pleure), ils y avaient même des enfants de l’âge de 2 ans qui ont été tués.
Nous avons soulevé leurs petits cadavres et quelques unes parmi nous se sont évanouies.
Oum Hassen a quitté la mosquée le dernier jour, elle était accompagné de seulement 30 étudiantes. Notre question ainsi que celui de tous les parents qui cherchent leurs filles: où sont elle les autres ??
J’affirme que nous toutes, nous avons voulu rester, nous avons voulu nous battre.

Ces injustes ont tué nos sœurs, c’est eux qui ont bombardé la mosquée d’une manière barbare, ensuite ils ont caché les cadavres.
1500 étudiantes étaient dans la mosquée, elle sont mortes la bas et leurs cadavres ont été enterré par le gouvernement qui a commis envers eux une très grande injustice…

Avant l’attaque contre notre Madrassa, nous vivions exactement comme si nous étions chez nous, il y avait tout ce que nous avions besoin, c’est pour cette raison que mon père m’a envoyé pour y étudier. Nous étions même habituées de jouer après la prière de Al 3asser. Oum Hassen et les filles de Sheikh Abdelaziz jouaient aussi avec nous…

Mais après l’attaque l’électricité et l’eau ont été coupées, notre réserve de gaz épuisé, et a cause de cela nous avons eu beaucoup de problèmes. Mais nous avons toujours gardé un esprit fort de résister et un moral très fort. Je ne peux pas vous expliquer la situation, ça était des moments que nous oublierons jamais, nous étions comme sur un champ de bataille.

Le bombardement était très intensif et les coups de feu assourdissants, mais après avoir lancé les bombes de gaz sur nous la vie est devenu insupportable, et malgré ça nous avons pu survivre 3 jours et ceux qui sont restés ont pu se battre dans ces conditions durant une semaine…

Moi je veux assumer mes responsabilités dans le futur, et trouver le martyr sera mon premier objectif. Après ce que le gouvernement a fait, le Pakistan est devenu comme un état non musulman.

Maintenant je n’ai ni envie de manger ni de faire quoique ce soit , je prie et j’invoque Allah de m’accorder le martyr dans son sentier.
Je crois fortement que le sang de Sheikh Abdel-Rachid Ghazi ne mettra pas fin aux appels à pratiquer la chari’a, mais incha Allah il poussera à une révolution un jour ou l’autre.

Nous avons senti comme si nous étions en Irak et que les américains nous bombardent.
Nous n’avons pas senti que nous étions dans un état musulman. Notre Sheikh Abdel-Rachid n’est pas mort, il est maintenant dans mon cœur. Et l’appel à la pratique de la chari’a n’a pas cessé.

En versant ses larmes elle dit: je soulevais les cadavres avec mes deux mains qui étaient baignées du sang. Avant j’entendais dans les infos à la télévision que nos sœurs au Kashmir transportent les cadavres des frères martyrs avec leurs propres mains.
Aujourd’hui, moi et plus d’un millier d’étudiantes nous l’avons aussi fait. Avec le sang, nous avons fait sur nos main des dessins comme ceux du héné…

Nous avons vécu 3 jours sous le bombardement des forces de sécurité, ça été comme le jour de la fin des temps, je ne sais pas comment décrire cela avec les mots, nous n’avons pas connu cela avant.
Nous vivons sous un état qui a pour symbole l’Islam, mais nous sommes traité comme des terroristes.
Le 3 iéme jour, toutes les chambres des étudiantes se sont emplies de fumée de gaz et toutes les étudiantes en ont été étouffés. Là nous avons décidé de sortir mourir sous les balles au lieu de mourir asphyxiées. Les frères responsables de notre protection nous ont interdit cela et ils nous ont demandé de rentrer, mais nous avons insisté pour sortir afin de combattre et de mourir en martyr.
A ce moment-là, Oum Hassen est venue, elle nous a demandé de quitter le lieu (elle pleure) puis nous sommes sorties.
Quand nous sommes sorties de nos chambres les livres de Coran étaient sur les tables, personne ne les a ramassé, quelques Coran brûlaient car ils étaient exposés au tirs.
Alors quelques sœurs se sont portées volontaires pour les ranger, mais quand elles étaient de retour croyez-moi, leurs corps étaient transpercés par les balles, et leurs âmes sont montées à Allah

('azza waJalla) quand elles étaient entre nos bras.

Et à ce moment-là Amina a perdu toute sa capacité de parler.

http://ia341243.us.archive.org/0/ite...asjedahmar.gif
interview de deux soeurs rescapées du massacre réalisé par Aljazeera

_________________
xx
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Amina
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