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 Abdoullâh Ibn 'Omar (ra) fils d'Omar Ibn-Al-Khattâb

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Fajrine
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MessageSujet: Abdoullâh Ibn 'Omar (ra) fils d'Omar Ibn-Al-Khattâb   Dim 18 Déc - 15:16:29

As-salam walaykum

Sa généalogie

C'est le fils de 'Omar Ibn Al-Khattâb. C'est également Abou 'AbdirRahmân.

Sa conversion

Il avait adhéré à l'Islam dès l'âge de 10 ans.

Son émigration

Il avait émigré en compagnie de son père et de sa sœur, Hafsa (رضي الله عنها) qui deviendra une des épouses du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

La bataille d'Ouhoud

Lors de la bataille d'Ouhoud, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) remarqua la présence au milieu de ses hommes de huit garçons qui malgré leur jeune âge aspirait à prendre part au combat. Parmi eux Ousama Ibn Zayd et 'Abdoullâh Ibn 'Omar, tous deux âgés de treize ans. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur ordonna de retourner immédiatement chez eux. Toutefois deux des garçons montrèrent qu'ils étaient des combattants accomplis et furent autorisés à accompagner l'armée à la bataille de Ouhoud alors que les autres étaient renvoyés dans leurs foyers.

Avant la bataille de Ouhoud, il avait déjà été renvoyé pour avoir tenté de participer à la bataille de Badr et ce n'est que pendant la bataille du fossé que lui et Usamah, tous deux âgés de quinze ans, furent autorisés, ainsi que d'autres jeunes garçons de leur âge, à rejoindre les rangs des hommes, non seulement pour la construction du fossé, mais aussi pour la bataille elle-même.

Son refus de devenir calife ou juge

Le calife Othmân Ibn 'Affân le convoqua pour le nommer juge, il s'excusa avec persistance malgré l'insistance de Othman. Othman lui demanda : "Me désobéis-tu??"
Ibn 'Omar répondit : "Non. On me fit savoir qu'il y a trois sortes de juge : Un juge ignare qui ira à l'Enfer. Un juge qui prononce ses sentences selon son gré, il ira à l'Enfer également. Et un juge qui prononce des sentences justes et cela lui suffit car il n'aura ni récompense ni fardeau. Et je t'adjure par Allâh de m'en dispenser».
Othman l'excusa en le faisant jurer de ne raconter à personne ce qui s'est passé.

Al Hasan dit : Quand Othman Ibn Affan fut tué on dit à Abdallah Ibn Omar : "Tu es le maître des gens et le fils d'un maître fais ton apparition afin de demander aux gens de te prêter serment de fidélité». Il répondit : "Par Allâh si je le pouvais, je ne laisserais couler une goutte de sang à cause de moi." On lui réitéra : "Tu acceptes ou nous te tuons sur ton lit». Il leur répéta ce qu'il avait dit la première fois.
Ils lui inspirèrent le désir de ce poste. Ils le menacèrent, sans toutefois recevoir aucune réponse!
Et puis après pendant que le temps s'écoulait et les troubles se multipliaient, Ibn Omar était toujours l'espoir. Les gens l'invitaient à accepter la fonction de calife mais il refusait toujours.

Un jour un homme le rencontra et lui dit : "Je n'ai vu plus pire que toi pour la communauté de Mohammed».
Ibn Omar lui répondit : "Et pourquoi? Par Allâh je n'ai tué personne ni clivé leurs partis, ni être rebelle».
L'homme lui réplique : "Si tu le voulais jamais deux personnes ne seraient en désaccord à ton sujet».
Ibn Omar rétorqua : "Je n'aime pas que ce califat me soit disponible alors qu'un homme dise : "Oui» et un autre dise : "Non».
Même après que les événements ont pris une longue durée et Mouâwiya prit le pouvoir puis Yazid, puis Mouâwiya le 2éme le fils de Yazid qui abdiqua après quelques jours.
Même jusqu'à ce jour, alors qu'Ibn Omar est devenu vieil homme, les gens espéraient toujours le voir prendre en main le pouvoir. Marwan est allé chez lui dire : "Viens qu'on te prête serment de loyauté,tu es le maître des arabes et le fils de leur maître. Ibn Omar lui dit : "Que ferons-nous des gens de l'orient"
Marwan lui répondit : "Nous les combattons jusqu'à ce qu'ils prêtent ce serment."
Et Ibn Omar de répliquer : "Je n'aime pas avoir 70 ans et un homme se tue à cause de moi"
Marwan le quitta en chantant : "Je vois une discorde qui bouille pour le gouvernement après Abi Leila à celui qui l'emporte", Abou Leila étant Mouâwiya Ibn Yazid.

Il ne pris pas part au combats entre l'armée de 'Ali et celle de Mou'âwiya, bien qu'il savait que 'Ali avait raison

On rapporta qu'il a dit vers la fin de sa vie : "Si je regrette une chose, c'est que je n'ai pas combattu le parti tyrannique aux côtés d'Ali !"

Il a expliqué ceci clairement quand Nâfi' lui a posé la question : "Ô Abou Abdel Rahman tu es le fils d'Omar et le compagnon du Messager et tu es ce que tu es tel et tel qu'est-ce qui t'empêche de secourir 'Ali ?"
Il lui répondit : "Ce qui m'a empêché c'est qu'Allâh a rendu le sang du musulman sacré. Allâh (تعالى) dit : {Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s'ils cessent (ils seront pardonnés car) Allâh observe bien ce qu'ils oeuvrent.} (8/39) Nous l'avons déjà fait et combattu les polythéistes jusqu'à ce que la religion soit entièrement à Allah, mais aujourd'hui pour qu'elle raison combattons-nous ? J'ai combattu au moment où les idoles remplissaient le Temple sacré,de la pierre noire jusqu'à la porte, jusqu'à ce que Allâh ait purifié la terre des arabes. Devrai-je aujourd'hui combattre - celui qui témoigne qu'il n'y d'autre Allâh qu'Allah?"

Par contre il assistera à l'arbitrage (37 H.)

En ramadan 37, les deux arbitres, Abû Mûssa al-Ash'arî et Amr Ibn al-As, se rencontrent à l'endroit prévu. Al-Mughîra Ibn Shu'ba s'y rend lui aussi. Les deux arbitres envoient appeler Abdullâh Ibn Omar et Abdullâh Ibn az-Zubayr. D'autres personnalités de Quraysh s'y rendent elles aussi. (Abdour-Razzâq)

Hafsa, veuve du Prophète, vu l'importance de l'occasion et la nécessité de rétablir la paix dans la Umma du Prophète, a insisté auprès de son frère Abdullâh Ibn Omar pour qu'il assiste à l'arbitrage. (Fath Al-Bâri 7/504)

Il déconseil Al-Housayn (رضي الله عنه) de se rendre à Koufa (60 H.)

En chemin, Abdoullâh Ibn 'Omar (رضي الله عنهما) alla à sa rencontre pour essayer à nouveau de le décourager, mais il lui montra les sacs pleins de messages de soutient qu'il avait reçu de Koûfa, et lui fit part de son intention de continuer le voyage afin de rejoindre ceux qui l'attendaient...

Sa mort (73 H.)

Il est mort à 85 ans, à la 73ème année de l'Hégire.

Ses mérites

Ses contemporains l'ont décrit : "Ibn Omar est mort comme Omar mourut : vertueux»

De l'époque de son émigration jusqu'à sa mort, plus de soixante-dix ans plus tard, 'Abdoullâh Ibn 'Omar se distingua comme serviteur de l'Islam et était considéré par les musulmans comme "le Bon, fils du Bon", selon Abû Musâ Al-Ashari.

Ses qualités

Son rigueur dans le suivi de la tradition prophétique [sounna]

La Mère des Croyants 'آicha (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Personne ne marcha sur les pas du Prophète, aux endroits qu'il illuminait comme ne le fit Ibn 'Omar".

Il imitait le Messager (صلى الله عليه و سلم) jusqu'à même arrêter sa chamelle où le Messager a arrêté la sienne en disant : "J'espère que ses pattes tombent sur les traces de la chamelle du Prophète !"

Sa rigueur dans la transmission des ahâdith

Un de ces contemporains disait : "Parmi tous les compagnons du Prophète (صلى الله عليه و سلم) aucun ne prenait autant de précaution quant au fait d'ajouter ou de retrancher quoique ce soit aux paroles du Prophète que 'Abdoullâh Ibn 'Omar".

Sa peur dans le fait de donner un mauvais jugement [fatwa]

Un jour quelqu'un vint lui demander de rendre un jugement sur un point particulier et 'Abdoullâh lui dit : "Je n'ai pas assez de connaissance sur ce que tu demandes ". L'homme s'en alla et 'Abdoullâh frappa dans ses mains de joie et dit : "Le fils de 'Omar fut interrogé sur quelque chose qu'il ne connaissait pas et il dit : "je ne sais pas"".

Son amour pour les compagnons du Prophète

Un jour Al Hajjaj sermonnait et dit : "Ibn Zoubaïr a falsifie le livre de Allah».
Ibn Omar lui cria au visage : "Tu mens, tu mens, tu mens».
Al Hajjaj fut foudroyé lui, que tout le monde le redoutait, alors il commença à promettre à Ibn Omar le châtiment.
Alors Ibn Omar leva le bras au visage de Hajjaj devant les gens ébahis et lui dit : "Si tu exécutes ce que tu me promets je ne saurais m'en surprendre car tu es un blasphémateur et un tyran».

Ses nombreux actes d'adoration

Sâlem, le fils de 'Abdullâh Ibn 'Omar , rapporte que, d'après son père, le Messager d'Allâh (تعالى) a dit : "Quel homme bon que Abdullàh si du moins il priait une partie de la nuit!» Sàlem dit : "Depuis cette remarque, 'Abdullâh ne dormait plus que peu dans la nuit». (Al-Boukhâri, Mouslim)

Oubayd Ibn 'Oumayr raconta qu'un jour il récitait les versets suivants à 'Abdoullâh Ibn 'Omar : {Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ? Ce jour-là, ceux qui n'ont pas cru et ont désobéi au Messager, préféreraient que la terre fût nivelée sur eux et ils ne sauront cacher à Allâh aucune parole.} (4/41-42). 'Abdoullâh cria tant et tant que sa barbe ruissela de larmes.

Un jour encore, il était assis avec certains de ses plus proches amis et il lisait : {Malheur aux fraudeurs, qui, lorsqu'ils font mesurer pour eux-mêmes exigent la pleine mesure, et qui, lorsque eux-mêmes mesurent ou pèsent pour les autres, [leur] causent perte. Ceux-là ne pensent-ils pas qu'ils seront ressuscités, en un jour terrible, le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l'Univers ?} (83/1-6), à ces paroles il ne cessa de répéter {le jour où les gens se tiendront devant le Seigneur de l'Univers} encore et encore, pleurant jusqu'à en défaillir.

Sa générosité

Ayyûb Ibn Wa'il Ar-Rasi raconta : "Un jour 'Omar reçut 4000 dirhams et une couverture blanche. Le lendemain Ayyûb le vit acheter de la nourriture pour son chameau à crédit. Ayyub se rendit auprès de la famille d''Abdoullâh et leur demanda :
- "Abou AbdourRahmân n'a-t-il pas reçu hier 4000 dirhams et une couverture ?
- Oui, en effet, répondirent-ils,
- Mais je l'ai vu aujourd'hui au souk (marché) en train d'acheter de la nourriture pour son chameau et il n'avait pas d'argent pour la payer.
- Parce qu'avant que la nuit ne soit tombée hier, il avait déjà tout partagé. Ensuite il prit la couverture sur ses épaules et sortit. Lorsqu'il revint, il ne l'avait plus. Nous lui demandâmes ce qu'il en avait fait et il nous dit qu'il l'avait donnée à un pauvre, expliquèrent-ils".

Son ascétisme et sa simplicité de vie

Un jour, un de ses bons amis de Khorasân lui rapporta un habit fait d'une étoffe fine et élégante : "J'ai ramené cette tunique pour toi, dit-il, afin qu'elle rafraîchisse tes yeux. Enlève donc ces vêtements grossiers que tu portes et mets cette ravissante tunique !
- Montre-la moi, lui dit 'Abdoullâh et en la touchant, il demanda : Est-ce de la soie ?
- Non, du coton, répondit son ami."
Pendant un moment, 'Abdoullâh fut content. Puis, de sa main droite, il repoussa la tunique et dit : "Non, j'ai peur pour moi-même. Je crains que cela ne me rende arrogant et vantard. Et Allâh (Exalté soit-Il) n'aime pas les vantards arrogants ! "

Maymûn Ibn Mahran raconta l'anecdote suivante : "J'entrai dans la maison d'Ibn 'Omar. Je regardai tout ce qu'il y avait dedans, son lit, sa couverture, son tapis et tout le reste et l'estimai à 100 dirhams à peine".

Un jour un ami lui donna un récipient rempli, comme cadeau. Ibn Omar lui demanda qu'est-ce que c'est ? Il lui répondit : "C'est un remède je te l'ai apporté de l'Irak». Et Ibn Omar de répliquer : "A quoi peut servir ce médicament ?». L'ami rétorqua : "Pour bien digérer». Ibn Omar sourit et dit à son compagnon : "La digestion ? Je n'ai jamais mangé à satiété depuis quarante ans."
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