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 "L'Argument de l'Islam" Abu Hameed Al-Ghazâli

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Blade
Fajrine Averti
Fajrine Averti


Nombre de messages : 44
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Date d'inscription : 16/12/2005

MessageSujet: "L'Argument de l'Islam" Abu Hameed Al-Ghazâli   Lun 26 Déc - 10:47:44

Salaam,

Son nom

Abou Hamîd Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Mouhammad Al-Ghazâli.

Il est appelé l'Argument de l'Islam, ainsi que le Deuxième Chafi'î.

Sa naissance (450 H)

Il naquit dans la ville de Tûs à Khorâsân (en Iran) en 450 A.H. (après l'Hégire) soit en 1058 E.C.

Ses études

Après la mort de son père, le jeune imam, encore mineur, s'installa dans la ville de Jardjâne. Parti à la recherche des sciences et du savoir, il apprit "les sciences fondamentales en islam" (Usûl Ad-Dîn)

Il retourna à Tûs, puis se dirigea vers NaysAbour où il devint un disciple et un compagnon de l'Imam Al-Djûwaynî, jusqu'en 477 A.H, date du décès de ce dernier.

Le début de l'enseignement (484 H ; 34 ans)

L'imam se dirigea alors vers l'Iraq. Un souverain influent, Nidhâm Al-Mulk, ayant entendu parler de la valeur de ce jeune imam, l'accueillit en Iraq et lui confia l'enseignement dans Al-Madrasah An-Nidhâmiyyah à Bagdad en 484 A.H., Université très réputée à l'époque.

Ses voyages

En 488, il renonça entièrement à toute sa propriété mondaine et sa fonction de professeur à Nizamiyya où il enseigna depuis 484, et suivit la voie de la renonciation et de la solitude.

Il quitta l'Iraq et partit pour Al-Hijâz en Arabie. Il accomplit le pèlerinage et rencontra les savants de la Mecque et de Médine.

Il effectua un Pèlerinage, et à son retour, il dirigea ses pas en Syrie où il resta quelque temps dans la ville de Damas, donnant des conseils dans la mosquée hospice [zawiyat al-jami'] qui porte désormais son nom dans le quartier ouest.

Il s'installa ensuite en Palestine. Il passa deux ans à Jérusalem avant de visiter l'Egypte et de vivre pendant un certain temps à Alexandrie.

Al-'Irâqi dit : "Lorsque son mot fut suivi, que sa renommée se répandit fort loin, que l'on voyagea pour le rencontrer, qu'il fut obéi des gens, son âme se détourna de ce bas monde et eut la nostalgie de l'autre. Il rejeta alors le premier et s'efforça de gagner le second, moins éphémère, ainsi que les âmes pures, comme l'a si bien dit 'Omar Ibn Abd Al-'Aziz : "J'ai une âme qui, lorsqu'elle eut gagné ce bas monde, eut la nostalgie de l'autre". Un certain savant dit : "Je vis Al-Ghazâli, que Allâh le bénisse, à la campagne, vêtu d'un habit rapiécé et tenant à la main un bâton et un bouilloire. Je lui dis : Ô Imâm ! l'enseignement à Bagdad ne vaut-il pas mieux que ceci ? Il me regarda alors du coin de l'œil et dit : Lorsque la pleine lune du bonheur se leva dans le ciel de la volonté, et que les soleils du rapprochement apparurent, j'abadonnai l'amour de Layla et de Sa'da dans une demeure, et je revins au compagnon de la première demeure... La nostalgie m'appela : Ralentis ! ce sont les demeures de ceux que tu aimes, ralentis et descends !".

Le retour à sa ville natale (491 H ; 41 ans)

Là-bas, il compila un certain nombre de volumes importants [parmi lesquels le Ihyâ]

Il fut sollicité par le Roi Fakhr Al-Mulk, le fils de Nidhâm Al-Mulk, pour enseigner dans Madrasat NaysAbour. Il abandonna immédiatement ceci et revint dans son village où il assûma la direction d'une maison de retraite (khaniqah) pour Soufis et d'une université voisine pour ceux occupés à la recherche de la connaissance. Il répartit son temps entre la récitation du Coran et dispenser des cours aux Soufis...

Ses livres

- Revivifiance des sciences de la religion [Ihya 'ouloum ad-dîn]

Il comporte quatre parties et chacune est subdivisée en dix livres. La première partie traite des actes d'adorations et leurs secrets, la deuxième des règles de vie, de coutume et des normes du comportement religieux, la troisième traite des actes périlleux qui mènent à la perdition et la quatrième des actes salutaires. Il fait près de deux milles pages.

Ibn Taymiya a dit : "Le Livre de la "Revivification" [Ihyâ], suit le Livre des "Nourritures des Cœurs" dans ce que ce dernier évoque concernant les oeuvres des cœurs : la patience et la reconnaissance par exemple, l'amour, la confiance, la réalisation de l'unité divine, etc. Abou Tâlib est plus savant de la tradition [hadîth], des récits [athâr] et des propos des Gens qui possèdent les sciences des cœurs, soufis et autres, que Abou Hâmid al-Ghazâlî. Ses propos sont plus corrects, meilleurs pour ce qui est de réaliser les choses [tahqîq] et plus éloignés de l'innovation. Dans La "Nourriture des Cœurs", il est cependant des hadîth faibles et inventés ainsi que plusieurs choses à rejeter. La plupart de ce que l'on trouve dans la "Revivification" comme propos concernant ce qui fait périr - les propos concernant l'orgueil par exemple, l'infatuation et l'ostension, la jalousie, etc. - est tiré des propos d'al-Hârith al-Muhâsibî dans "L'Observance" [al-Ri'ayâ]. Certains de ces propos sont acceptables, d'autres sont à rejeter et il y a controverse à propos d'autres. La "Revivification" présente plusieurs intérêts mais il s'y trouve également des matières blâmables. Il s'y trouve en effet des matières corrompues : des propos des philosophes qui se rattachent à l'unité divine, à la prophétie et au retour [ma'âd]. Quand Abou Hâmid évoque les connaissances des soufis, il équivaut à quelqu'un qui prendrait un ennemi des Musulmans et l'habillerait des vêtements des Musulmans. Les Imâms de la Religion ont désapprouvé cela dans ses livres. "Sa maladie est La Guérison", ont-il dit, visant par-là Le "Livre de la Guérison" composé par Avicenne [Ibn Sinâ] en philosophie. Il y a dans La "Revivification" des hadîth et des récits faibles ; plusieurs, même, sont inventés. Ils s'y trouve aussi quelques-unes des questions spécieuses [aghâlît] des soufis et de leurs sornettes [turrahât]. Ceci étant, il y a dans la "Revivification des science religieuse" [Ihyâ 'ouloûm al-Dîn], comme propos des SHeikhs Soufis qui, concernant les oeuvres des cœurs, s'y connaissent ['ârif] et sont sur la voie droite, des choses qui sont en accord avec le Livre et Tradition [sounnah]. On y trouve également, concernant les actes d'adoration et les usages, des choses en accord avec le Livre [Kitâb] et la Tradition [Sounnah]. Ces choses sont plus nombreuses que celle qui sont à rejeter et c'est pourquoi les gens divergent d'avis [ijtihâd] à propos de ce livre et controversent à son sujet". (Madjmu' al-Fatâwa 10/312)

Adh-Dhahabi a dit : "En ce qui concerne "Al-Ihya", il contient un grand nombre de hadiths sans base. Il y aurait eu du bien dedans si seulement il n'y avait pas dedans les manières, voies et ascétisme des philosophes et soufis égarés". (dans Siyar A'lam An-Nubala 19/339)

Al-Irâqi dit d'Al-Ihyâ : "C'est un des livres de l'Islam les plus vénérables, traitant de la connaissance du licite et de l'illicite. Il y a réuni les règlements visibles et explique des mystères trop délicats pour être compris. Il ne s'y est pas limité aux branches ni aux questions simples, il n'a pas plonge loin dans les eaux profondes pour qu'il lui devint impossible de regagner la cote. Traitant les deux sciences du visible et du cache, il en parle en recourant aux termes choisis. Il emprunta la voie moyenne, suivant en cela l'exemple de 'Ali, que Allâh honore son visage : le meilleur de cette nation est la voie médiane ; le croyant la rejoint et s'y réfère".

Ibn As-Subkî a dit : "Il fait partie des livres dont les musulmans doivent prendre soin et qu'ils ont à propager pour qu'ils soient une cause de la guidance de beaucoup de créatures vers la bonne voie. Il est rare qu'on le consulte sans en retirer tout de suite une leçon".

Ibn Al-Jawzi a dit : "Il (Ghazali) a commencé à écrire son livre Al-Ihya dans Al-Qus et la finit à Damas, cependant il l'a écrit selon la façon des soufis et n'a pas respecté les règles de Fiqh...Vraiment, la raison du fait qu'il s'est détourné des exigences du Fiqh dans ce qu'il cite est qu'il a accompagné les soufis et qu'il considère leur condition comme un but à atteindre... Il a mentionné dans son livre Al-Ihya beaucoup de Ahadiths faibles et fabriqués, et cela à cause de sa science insuffisante des narrations, si seulement il les avait soumis à l'examen de ceux qui savent, mais plutôt il les a rapporté comme quelqu'un qui rassemble du bois la nuit". (Al-Muntazim 9/169-170)

Ibn Al-Jawzî (rah) reprend cette somme d'enseignements et en sort un livre concis, qu'il nomma le Minhâj. Il dit dans son introduction : "J'ai constaté, Ô aspirant sincère et novice déterminé et résolu, que tu t'es décidé à abandonner les vaines préoccupations du bas-monde et que tu as pris la résolution de te consacrer à la vie future parce que tu as su que la fréquentation des créatures mène à l'insouciance, que l'abandon de l'examen de conscience est à l'origine de la négligence, et que les étapes du souffle de vie conduisent rapidement à la station de la mort. Tu as regardé lequel des livres intimes tu peux emmener dans ta solitude et le faire parler dans les moments de silence et voilà que tu préfères l' Ihya de l'imâm Al Ghazâlî et tu trouves qu'il est unique en son genre, précieux en lui-même… Je vais, alors, composer pour toi un livre qui relate l'essentiel de l' Ihyâ. Je m'appuie, à cet effet, sur les traditions les plus authentiques et les plus notoires…". (Minhâj Al-Qâsidin)

Par la suite, Ibn Qoudâma Al Maqdisi (rah) réécrit le Minhâj , pour le rendre encore plus accessible.

Ibn Al-Jawzi a aussi dit : "Saches que le livre Al-Ihya contient des choses dangereuses connues seulement des savants, et la moins dangereuse est la mention de Ahadiths sans base, fabriqués, et des choses qui remontent jusqu'aux Sahabas qu'il (Ghazali) relate comme venant du Prophète (saw), et il les a seulement rapporté comme il les a trouvé, non qu'il les a inventés. Et il est interdit d'adorer Allâh utilisant des Ahadiths fabriqués, ni par des mots inventés. Comment peut on faire des prières du jour et de la nuit alors que le Messager d'Allâh (saw) n'a pas dit un mot de cela ? Comment peut on permettre à son esprit d'être envahit par le discours des soufis qu'il a rassemblé et encourager à appliquer, d'une telle manière qu'on ne peut plus les compter ?". (Minhaj Al-Qasidin)

- La perle précieuse - voyage dans l'Au-delà

- Les exhortations sublimes

- La balance juste

- L'Incohérence des Philosphes [Tahâfut Al-Falâsifah]

- La Pénitence Après le Péché

- Dans le Ousoul Al fiqh : Al-Moustafa et Mankhoul ainsi que Chifa´al-ghalil

Il a écrit aussi presque deux cent autres oeuvres...

L'apprentissage du hadîth

Ibn 'Asâkir en dit : "La fin de sa vie fut consacrée au Hadith de l'Elu a la compagnie des savants en cette science, a la lecture des deux Sahihs d'Al-Bukhari et de Muslim, qui sont les arguments de l'islam. S'il avait vecu davantage, il aurait atteint un rang supérieur dans ce domaine et en aurait termine avec cet art. Il est hors de doute qu'il s'occupa a la fin de sa vie d'écouter les Hadiths sans avoir eu le temps de les rapporter". (Histoire de Damas)

Il écouta les deux Sahihs (Al-Bukhari et Muslim) par le Hafiz (memorisateur) 'Umar Ar-Ru'âsi. De même il écouta Sahih Al-Bukhari de Abou Isma'il Al-Hafsi, Sunan Abi Dawoud du juge Abou Al-Fath Al-Hakimi At-Tusi...

Sa mort (503 H ; 53 ans)

Il vécut jusqu'à l'âge de 53 ans quand son âme fut rappelée par son Seigneur en 503 A.H. (1111 E.C.)... à Tabaran... la citadelle de Tûs, où il fut enterré.

Les éloges à son sujet

Ibn As-Soubki s'exprima au sujet d'Al-Ghazâli en ces termes : "Que dire au sujet d'Al-Ghazâli et de ses bienfaits, lui dont le nom est célèbre dans le monde entier ? Quiconque connaît ses paroles, sait que l'homme est au-dessus de son nom". (Al-Qâmous Al-Islâmi d'Ahmad 'Atiyyat Allah)

Ibn 'Ata Allâh (رحمه الله) a dit : "al-Ghazali fut à la fois un Imam dans la Chari'a et dans le soufisme".

Fakhr Ad-Dîn Ar-Razi avait l'habitude de dire : "Ce fût comme si Allâh avait rassemblé toutes les sciences sous un dôme, et les montra à Al-Ghazali" ou quelque chose de ce genre.

Un de ses professeurs a dit : "Tu nous as enterré de notre vivant, n'eus-tu pas attendu notre mort pour le faire ?".

Les critiques à sont encontre

Ibn Taymiya et Ibn Al-Qayyim ont dit : "La marchandise d'al-Ghazâli en matière de Hadith est très peu de choses".

As-Soubkî (رحمه الله) a dit : Walid at Tartoushi à dit : "Quant à ce que vous avez dit concernant Al-Ghazalî, et bien j'avais personnellement vu l'homme, et je lui avais parlé. Je l'avais trouvé être une personne qui faisait partie des savants. Ses vertus avaient atteint un haut niveau, et les qualités d'intelligence, de compréhension et d'application pratique des branches de la science furent réunies en lui pendant une longue période de son existence. Puis il commença à montrer en lui qu'il avait abandonné la méthodologie des savants et s'étaient embarqué sur la voie des gens vains. Puis il accepta le soufisme, alors il abandonna les sciences de la connaissance et leurs suiveurs. Au lieu de cela, il s'embarqua sur la science des visions spirituelles, des convictions que les coeurs possèdent et des illusions du diable. Puis il se mélangea aux vues philosophiques et aux symbolismes allégoriques. Cela le mena à attaquer les savants et les prêcheurs. Et il continua son auto-retrait de la Religion. Ainsi, lorsqu'il travailla le livre "Al-Ihya", il voulait parler à propos des sciences des différents états de l'esprit et du corps et des allégories secrètes des Soufis. Malgré cela, il était ignorant de ces choses, et ne comprenait ni ne possédait de connaissances d'elles. Ainsi, il se vautra sur lui-même et emplit son livre de ahadîth fabriqués". (Tabaqat ush-Shâfi'îyyah de As-Soubkî 6/243)

Salaam.
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MessageSujet: Re: "L'Argument de l'Islam" Abu Hameed Al-Ghazâli   Sam 4 Juil - 14:06:30

salam alaikoum
qu'Allah lui accorde le paradis amîn
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