Al-Fajr


 
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 Le Bhaha'isme

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Blade
Fajrine Averti
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MessageSujet: Le Bhaha'isme   Lun 26 Déc - 21:52:57

Salaam,

Par la nature de ses enseignements, l’Islam exècre l’athéisme, abhorre ses enseignements et se dresse face à lui...

Les prescriptions de l’Islam que sont la prière, le jeûne, le pèlerinage, le jihâd, l’exhortation au bien, la réprobation du mal, l’appel à la bienfaisance, à la justice et à la miséricorde et la dépense dans le Sentier de Dieu, sont tout autant de prescriptions de nature à susciter une Communauté distinguée et motivée. Si la chance ne lui sourit pas un jour, elle lui sourira un autre jour.

La Législation islamique, si riche de ses principes et si claire dans ses finalités, est telle que l’une des choses les plus difficiles aux ennemis de l’Islam est de déposséder la Communauté islamique de sa personnalité, ou de la réduire à l’errance et au vagabondage, n’ayant aucun objectif dans la vie, se contentant tout juste de se nourrir et de se reproduire...

Les colonisateurs ont ressenti cela, même après s’être juchés pendant de longues années avec leurs puissantes armées sur la poitrine de la Communauté vaincue.

Le pèlerinage par exemple - qui peut sembler n’avoir que des effets limités pour certains malvoyants - est une action qui perturbe la stabilité des colonisateurs et qui affaiblit notablement la portée de leurs complots. Lorsque le Musulman de Dakar, sur les rivages de l’Océan Atlantique, rencontre son frère de Singapour et de Malaysie, sur les rivages de l’Océan Pacifique, il déchire le cadre de l’isolement derrière les remparts duquel les colonisateurs aimeraient l’enfermer, afin de mieux l’achever.

Le démembrement du monde musulman, de sorte que chacune de ses contrées devienne étrangère aux contrées voisines, est l’objectif premier de la politique croisée.

Le pèlerinage est une adoration spontanée pour réunir les Musulmans des contrées les plus lointaines en un même jour et en un même lieu.

Si apparaissent alors des enseignements religieux qui abolissent cette prescription et qui en dissuadent les masses musulmanes, ce sera assurément un gain énorme pour le colonialisme, un grand pas en avant dans la réalisation de ses objectifs.

Le Prophète de l’Islam exhorte les Musulmans, où qu’ils soient, à se diriger vers la Maison de Dieu, disant : « Quiconque a en sa possession des provisions et une monture lui permettant d’atteindre le Sanctuaire de Dieu, mais qui n’accomplit pas le pèlerinage, alors peu lui chaut s’il meurt en étant Juif ou Chrétien. » [1] Dieu dit en effet : « Et c’est un devoir envers Dieu, pour les gens qui en ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage au Sanctuaire. » [2]

Si ce dénommé Al-Bahâ’ vient alors prêcher la démolition du Sanctuaire au lieu de sa fréquentation, pour le compte de qui fait-il cela ?

Pour le compte de ses maîtres qui l’ont formé, qui l’ont soutenu et qui l’ont infligé aux Musulmans.

Le jihâd est une prescription qui tourmente sans cesse les agresseurs et qui jette l’effroi dans leurs cœurs.

Le million de martyrs musulmans qui ont été tués en Algérie, lavant par leur sang la noble terre souillée par l’infidélité des Français, n’ont fait peu cas des vies qu’ils sacrifiaient que parce qu’ils étaient motivés par la foi en Dieu, la prédilection de l’au-delà et la volonté d’élever la Parole de Dieu et d’être soumis à Sa Loi.

S’ils avaient été affligés par un homme qui leur proscrirait le combat religieux, leur pays aurait disparu et se serait évanoui pour l’éternité...

Ce jihâd est un os dans le gosier des colonisateurs, qui détestent plus que tout au monde d’entendre un appel au jihâd ou de voir les fidèles se rassembler autour de lui.

Pensez-vous qu’à l’heure de l’occupation et de la domination de l’Inde, les Anglais aimaient qu’on entende dans les mosquées la parole du Messager de Dieu : « Un peuple ne délaissera pas le combat armé, sans être saisi par un châtiment divin. » [3], ou l’autre parole : « Quiconque ne part pas au combat, n’équipe pas un combattant ou ne prend pas soin de la famille d’un combattant, Dieu - Exalté soit-Il - lui enverra une calamité avant le Jour de la Résurrection. » [4] ?

Ces hadiths déclenchent des séismes et des volcans chez les colonisateurs, où qu’ils soient...

Si un prophète se lève alors de Qâdiyân pour abolir le jihâd et pour le supprimer des rites de l’Islam, pour le compte de qui fait-il cela ?

Cette prophétie agit naturellement pour le compte des Anglais.

Comme nous allons le voir, les Anglais ont énormément aidé le Bahâ’isme et le Qâdiyânisme. En soutenant ces fourberies religieuses, ils espéraient pouvoir semer le trouble sur les enseignements de l’Islam et confondre les esprits, en les entraînant dans des tourbillons sans fin sur la nature de ces « messages » stupides.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Difâ` `an Al-`Aqîdah Wash-Sharî`ah didd Matâ`in Al-Mustashriqîn, éditions Nahdat Misr, deuxième édition, janvier 1997.

[1] Hadith rapporté par At-Tirmidhî et Al-Bayhaqî avec une chaîne de narration faible ; Ibn Al-Jawzî l’a mentionné dans les hadiths controuvés. Nd
[2] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, Âl `Imrân, verset 97.
[3] Hadith rapporté par At-Tabarânî avec une bonne chaîne de narration.
[4] Hadith rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Mâjah.
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Blade
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MessageSujet: Re: Le Bhaha'isme   Lun 26 Déc - 21:53:51

Bien que le mensonge soit un crime de quelque origine qu’il provienne, et bien que le mensonge sur le compte de Dieu constitue un plus grand crime que le mensonge sur le compte des hommes, nous répétons néanmoins ce que nous avons déjà dit par ailleurs, à savoir que le Bahâ’isme et le Qâdiyânisme n’auraient pas été de nature à susciter notre indignation s’ils étaient apparus loin de la terre d’Islam...

Mais ce qui nous contrarie, c’est qu’un groupe de gens abjurent l’Islam et veulent malgré tout travailler en son nom, afin de duper les béotiens.

Les Musulmans, au Pakistan, insistent pour que le Qâdiyânisme soit considéré comme une religion indépendante, à l’instar du Bouddhisme, du Brahmanisme, du Judaïsme ou du Christianisme. Mais les Qâdiyânites continuent pourtant à se considérer eux-mêmes comme Musulmans !

Même chose pour les Bahâ’îs qui ont créé une nouvelle religion s’opposant à l’Islam et à sa nation...

Ils se font passer pour des Musulmans chez les Musulmans afin de réaliser les objectifs qu’ils se sont fixés avec leurs maîtres.

Le Professeur `Abd Ar-Rahmân Al-Wakîl écrit au sujet de `Abbâs, fils de Husayn Mirzâ - alias Al-Bahâ’ : « Par sa ruse, il réussit à tromper le grand Professeur, Sheikh Muhammad `Abduh, sur la réalité de sa prédication. Le Sheikh Rashîd Ridâ dit dans Târîkh Al-Ustâdh (L’Histoire du Professeur) [1] (volume premier, page 390) : « Quelle n’a été ma surprise lorsque j’ai vu que l’Imâm n’était pas au courant de la réalité de leur religion [le Bahâ’isme] et ajoutait foi à ce qu’il avait entendu de la part de leur chef rusé `Abbâs Effendi, le fils d’Al-Bahâ’, l’organisateur et le propagateur de sa prédication. Je l’ai alors averti de ce qu’il n’avait pas saisi. Lorsqu’il était encore à Beyrouth, il se réunissait avec `Abbâs Effendi qui visitait régulièrement la ville. Ce `Abbâs accomplissait alors les cinq prières quotidiennes et la prière du vendredi en compagnie de l’Imâm ; il assista en outre à quelques-unes de ses leçons et de ses assemblées ; puis il continua à écrire à l’Imâm lorsque celui-ci rentra en Égypte. J’ai ainsi de nombreuses lettres qu’il lui avait envoyées. » Le Sheikh Rashîd Ridâ raconte ensuite qu’il demanda un jour au Sheikh [1] ce qu’il pensait de `Abd Al-Bahâ’ [2] et de ses qualités dans le domaine de la science religieuse et de la politique. Il répondit : « `Abbâs est au-dessus de tout cela... C’est un grand homme. C’est l’homme qui mérite d’être ainsi qualifié. » Le Sheikh Rashîd Ridâ ajoute au sujet du Sheikh [1] : « Manifestement, il n’avait pas lu l’opinion, rapportée dans l’Encyclopédie arabe, de son Professeur, Sayyid Jamâl Ad-Dîn Al-Afghânî, à leur sujet. Il avait été dupé par leur habile stratège `Abbâs Effendi qui lui disait que leur but était de contrer l’extrémisme des Shî`ites afin de les rapprocher des Sunnites. » »

Même au bord du gouffre, `Abd Al-Bahâ’ demeura fermement ancré à sa noire hypocrisie. Deux jours avant sa mort, il se rendit à la grande mosquée pour y accomplir la prière du vendredi, alors que la prière du vendredi est nulle et non avenue dans sa religion. Il trépassa le lundi 6 Rabî` Al-Awwal 1340 A.H. (8 novembre 1921 E.C.), à l’âge de soixante-dix-huit ans. Derrière le grand cercueil qui contenait sa dépouille mortelle, marchait le gouverneur sioniste anglais de la ville de Jérusalem, ainsi que d’autres hommes d’État anglais, affligés dans une profonde tristesse par la disparition de ce serviteur qui démontra qu’il était le plus loyal, le plus remarquable espion, et le plus rusé serviteur de l’Empire.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Difâ` `an Al-`Aqîdah Wash-Sharî`ah didd Matâ`in Al-Mustashriqîn, éditions Nahdat Misr, deuxième édition, janvier 1997.

[1] Il s’agit du Professeur et Imâm, Sheikh Muhammad `Abduh. NdT
[2] `Abd Al-Bahâ’ est le surnom de `Abbâs Ibn Husayn Mirzâ. NdT
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MessageSujet: Re: Le Bhaha'isme   Lun 26 Déc - 21:56:30

Le premier chef de cette secte [1] commença par se présenter comme l’annonciateur du Mahdî [2], ou tout du moins comme la porte (bâb) qui y mène. Par la suite, il proclama qu’il était lui-même le Mahdî attendu. Après quoi, il prétendit au statut de prophète. Cette prétention ne cessa d’évoluer jusqu’à la proclamation qui fut sienne selon laquelle il était une théophanie et une incarnation divine.

Si `Alî Muhammad - alias le Bâb (la Porte) - a progressé par ces étapes successives, son successeur Mirzâ Husayn `Alî s’est estimé supérieur à son prédécesseur : il prétendit donc dès le début que l’Esprit de Dieu resplendissait en lui et que, par conséquent, il était supérieur à tous les autres Prophètes. De ce fait, il avait le droit de légiférer aux hommes la religion parfaite qui les réunirait tous et qui panserait leurs blessures. Il se fit appeler Bahâ’ Allâh, la Splendeur de Dieu...

Son fils `Abbâs vint ensuite conforter cette chimère et raffermir ses fondements ; il se fit appeler `Abd Al-Bahâ’, le Serviteur de la Splendeur...

Que ce soit dans ses derniers développements ou dans ses premiers débuts, le Bahâ’isme reste une abjuration et un reniement de l’Islam. Ses chefs ont aboli les prescriptions islamiques que sont la prière, le jeûne, le pèlerinage, le jihâd, les châtiments corporels, le talion ainsi que tous les préceptes apportés par le Livre et la Sunnah.

En outre, les Bahâ’îs ne croient pas au Jour Dernier, au Paradis et à l’Enfer, comme nous, Musulmans, y croyons.

Le Bâb renia la résurrection telle qu’elle est exposée et décrite par le Coran ; il adopta à la place l’interprétation qu’en donnaient les Bâtinites [3], ou, devrions-nous plutôt dire, son abjuration par les Bâtinites. Il dit au sujet de la résurrection qu’il s’agit de l’avènement de l’Esprit divin dans une nouvelle manifestation humaine. Être ressuscité, c’est croire, selon lui, à la divinité de cette manifestation !

Au sujet de la rencontre de Dieu le Jour de la Résurrection, il dit que c’est la rencontre du Bâb, car il est lui-même Dieu ! Au sujet du Paradis, il dit que c’est la joie spirituelle que ressent celui qui croit à cette Manifestation divine. Au sujet de l’Enfer, il dit que c’est la privation de la connaissance de Dieu lors de Ses apparitions dans des manifestations humaines !

Il prétendit également qu’il était l’intermonde (barzakh) évoqué dans le Coran [4], car il se situait entre Moïse et Jésus.

Les Bahâ’îs adoptèrent les revendications pacifistes qu’ils reprirent à leur compte, non pas en tant qu’idées prônées par certains politiques de la terre, mais bel et bien en tant que révélation descendant sur eux du ciel.

Le colonialisme fournit de gros efforts pour soutenir ces gens, afin que leur voix s’élève et que leur cercle d’influence s’élargisse.

Ce fut à Saint Jean d’Âcre - lieu choisi par le colonialisme pour devenir le quartier général du Bahâ’isme - qu’Al-Bahâ’ et son fils entreprirent de répandre leurs principes.

Les colonisateurs réunirent chez `Abd Al-Bahâ’ leurs journalistes, à qui ils avaient rédigé les questions qu’ils poseraient au chef religieux, comme dans toute bonne conférence artificielle.

Et on rédigea pour `Abd Al-Bahâ’ les réponses qu’il devrait apporter à ces questions. Tout cela fut ensuite publié dans les journaux occidentaux, qui firent l’apologie du Bahâ’isme, présenté comme étant une religion visant à rapprocher l’Orient de l’Occident et à œuvrer pour que le monde devienne une nation unique dont la devise serait la fraternité, l’amour et la paix. Les Occidentaux - et autres ennemis des Arabo-musulmans - furent heureux d’entendre l’appel de ce grand Oriental musulman - comme ils le prétendaient -, et écrivirent à son sujet maints articles élogieux, parce qu’il était un prédicateur d’amour et de paix, ou plutôt un prédicateur de démolition de l’Islam, comme ils le pensaient et s’en réjouissaient. Ce fut ainsi que le Bahâ’isme fit parler de lui en Angleterre, en Amérique et en Russie.

Et pourquoi n’en serait-il pas ainsi, alors que `Abd Al-Bahâ’ glorifiait le sionisme et le croisisme [5], lui, le vieillard aux cheveux blancs qui se prétendait Musulman ? Et ce, au moment où l’on mettait au point les stratégies qui permettraient d’exterminer l’Islam et sa nation.

Les maîtres du collaborateur furent d’avis de détourner l’attention des masses de sa réalité. Il pénétrait ainsi dans les grandes mosquées et se rendait au chevet des malades, emmitouflé dans ses habits ecclésiastiques constitués d’un diadème et d’une pèlerine, portant une barbe fournie et animé par la ruse et la méchanceté...

Les Anglais invitèrent `Abd Al-Bahâ’ pour une promenade en Europe ; il arriva en Suisse en 1911 et s’installa dans un somptueux hôtel.

Ce fut là que ses maîtres lui organisèrent une conférence de presse. `Abd Al-Bahâ’ éblouit son auditoire par son apparence et ses discours. Il les éblouit notamment par cet appel qu’il lança : « N’êtes-vous pas les branches et les feuilles d’un message unique ? N’êtes-vous pas embrassés par ces instants où les regards de la Miséricorde divine est posée sur vous ? Ô peuple, hâtez-vous vers la concorde. »

On questionna ensuite `Abd Al-Bahâ’ sur un homme qui abandonnerait la religion pour se consacrer uniquement à l’étude de l’économie. `Abd Al-Bahâ’ n’eut aucun scrupule à faire éclater son hérésie de la manière la plus sournoise, chose qui, au demeurant, lui était devenue familière. Il répondit à son interlocuteur : « Les possesseurs de telles âmes s’occupent de la vraie religion. »

Les guerres sanglantes qui se déclarèrent à cette époque poussèrent un grand nombre d’écrivains à mettre leur plume au service de la paix. Le plus célèbre d’entre eux était le grand écrivain russe Tolstoï, dont `Abd Al-Bahâ’ accaparait les idées pour se les attribuer, afin que les gens pensent qu’il était lui aussi un soldat de la paix : ainsi, personne ne s’en méfierait. Ce fut la raison pour laquelle son appel à la paix trouva un écho favorable lorsqu’il débarqua à Londres.

On lit par ailleurs dans l’Évangile de Matthieu la sentence suivante : « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » [6]

On y lit également : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » [7]

`Abd Al-Bahâ’ a volé tout cela à Londres, où il dit à son auditoire : « Un bahâ’î [...] aime tous les hommes comme ses frères [...] ; s’il est frappé, il ne rend pas le coup. Il ne parle pas en mal [...]. »

Il voulait démontrer qu’il était un véritable croisé, tout en se faisant passer pour un chantre de l’humanisme ! Nous connaissons pourtant l’histoire du croisisme, faite de meurtre, de décimation, de destruction et d’avilissement des peuples. Le Bahâ’isme, enfant gâté du croisisme, a poursuivi sur la même lancée, tuant par le poison, et décimant par la serpe.

A Londres, `Abd Al-Bahâ’ ne put s’empêcher de prononcer la flagornerie qui allait abattre sa doctrine. Il dit que les hommes avaient oublié les enseignements des Prophètes d’Israël, les enseignements du Christ ainsi que les enseignements des autres maîtres religieux et qu’Al-Bahâ’ était donc venu les restaurer.

Dans ce propos, `Abd Al-Bahâ’ admet donc que son père est seulement un rénovateur religieux.

Où est alors passée la divinité créatrice et toute-puissante qu’il lui attribuait auparavant ?

`Abd Al-Bahâ’ se fit également un devoir de déclarer publiquement son rattachement servile à la nation anglaise. Il dit : « J’ai été attiré ici [...] par le magnétisme de votre amour et de votre sympathie. »

Puis : « [...] et je peux dire que je connais [la nation anglaise]. Ceux que j’ai rencontrés sont vraiment des âmes travaillant pour la paix et l’unité. »

Et enfin : « Il était dit que Londres serait un lieu de grande proclamation pour la Foi. »

C’est-à-dire un lieu de grande proclamation pour la Foi bahâ’îe...

Dans ses discours, il médisait de la nation arabe et la calomniait, en vertu de quoi on lui manifesta tous les hommages que rendait l’Angleterre à ceux qui la servaient et lui faisaient preuve de loyauté.

Les pasteurs des églises dans lesquelles prêcha `Abd Al-Bahâ’ ne purent s’empêcher de dévoiler la réalité du Bahâ’isme, et l’influence dominatrice exercée sur lui par le croisisme. Le pasteur de l’église de City Temple déclara après le prêche que donna `Abd Al-Bahâ’ dans son église : « Le mouvement bahâ’î est très ressemblant, je pense que je pourrais dire identique, au dessein spirituel de la Chrétienté. En vérité, l’Est et l’Ouest se sont rencontrés ce soir en ce lieu sacré. » [8]

Le pasteur de l’église Saint Jean fit de même, allant jusqu’à demander à `Abd Al-Bahâ’ d’invoquer Dieu pendant qu’ils seraient agenouillés.

Le bonheur des Anglaises qui l’écoutaient était immense. L’une d’entre elles dit au sujet de l’une de ses assemblées : « On sentait qu’on pouvait perdre toute timidité. »

Tel est l’effet du Bahâ’isme sur les femmes : il les pousse à commettre ce que bon leur semble en présence des hommes, sans la moindre crainte de Dieu, sans le moindre remords, sans le moindre sentiment de culpabilité.

`Abd Al-Bahâ’ assista à Londres au Congrès sur les Races. C’est là qu’il fut pris de court par l’un des organisateurs du Congrès qui « qualifia d’occidentaux les idéaux de Bahâ’ Allâh en disant qu’ils se différenciaient de ceux des anciens Prophètes ».

Loin de se sentir humilié par cette vérité, et toute honte bue, le serviteur du colonialisme ne trouva d’autre issue que de réaffirmer son allégeance à l’Angleterre. Il répondit : « [...] en ces jours, la civilisation de l’Ouest a beaucoup plus évolué que celle de l’Est, et les idées et pensées des occidentaux sont beaucoup plus proches de la pensée de Dieu que celles des orientaux. »

Pour être plus clair, il ajouta que la civilisation de l’Est n’avait jamais été plus développée que celle de l’Ouest, excepté « au temps de Bouddha et de Zoroastre ». Par la suite, les illusions et les superstitions commencèrent à corrompre les croyances des orientaux, et ce, « pendant que les occidentaux continuaient à lutter sans cesse pour marcher vers la lumière ».

Le Bouddhisme que glorifie le serviteur du colonialisme est une doctrine négative présentant ses idéaux à l’humanité sous forme d’énigmes, de symboles et de mystères, et prêchant l’anéantissement de l’être en des puissances obscures.

Le Zoroastrisme, tel que nous l’enseigne l’Histoire, est quant à lui un dualisme adorant par l’amour le dieu du bien, et par la peur le dieu du mal.

Ces deux religions terrestres sont celles grâce auxquelles le serviteur du colonialisme prétend que l’Orient a dépassé la civilisation occidentale, et dont il prétend avec audace que la religion du monothéisme apportée par tous les Messagers de Dieu, y compris leur Sceau Muhammad, les a corrompues...

Le serviteur du colonialisme se rendit également au centre brahmane de Londres. Le moine brahmane déclara entre autres qu’il n’y avait aucune différence entre le Brahmanisme et le Bahâ’isme...

`Abd Al-Bahâ’, ne trouvant rien à y redire, afficha par ses gestes son approbation et sa reconnaissance...

`Abd Al-Bahâ’ demeura à Londres pendant près d’un mois. Lorsqu’il décida de partir à Paris, une grande fête fut organisée en son honneur.

Les organisateurs de cette célébration, parmi ceux qui avaient dupé `Abd Al-Bahâ’ et l’avaient détourné de la religion que lui-même avait instauré pour son père, veillèrent à consigner au cours de cette fête ses nouvelles idées par lesquelles il dépouillait le Bahâ’isme de la plus importante des caractéristiques qu’il lui attribuait : à savoir le fait qu’il s’agit une religion divine !

L’un d’eux dit : « [`Abd Al-Bahâ’] nous invite à prier en conservant une loyauté sans faille à l’égard de notre propre foi [...]. »

Un autre « expliqua que le mouvement bahâ’î travaillait pour l’unité [sans] aucune différence de couleur ou de croyance ».

Ainsi donc, le Bahâ’isme n’était plus une religion, alors que son père et lui affirmaient dans tous leurs livres qu’il s’agissait d’une religion éternelle ? Mais pourquoi tant de duplicité ?

Il dit concernant le Christ du croisisme : « Le Christ est une expression de la Réalité divine, de l’Essence unique et de l’Entité céleste, qui n’a ni commencement ni fin. Chaque cycle comprend une apparition, une révélation, une manifestation et un déclin. » [9]

Il entendait par-là que le Christ était Dieu et qu’il s’incarnait d’époque en époque dans des squelettes humains.

Il dit également : « Bien que le soleil du Christ se soit levé à l’Est, sa lumière n’est apparue qu’à l’Ouest, là où son ardeur fut la plus intense. »

La vérité dont il aurait dû témoigner était que l’Islâm avec lequel Dieu envoya Jésus n’avait rien à voir avec le croisisme établi en Occident.

Car l’Islâm est une Unité pure tandis que le croisisme est une Trinité obscure.

L’Islam atteste que Jésus fils de Marie est un homme, un Serviteur et un Messager de Dieu.

Le croisisme prêche quant à lui - ainsi que chacun le sait - que Jésus est un dieu fils de dieu !

Le serviteur du colonialisme visita Paris où il fut accueilli à bras ouverts.

Il y dit entre autres au sujet des Croisades : « Les Musulmans étaient parfois victorieux. Ils répandaient alors le sang, causaient la mort et la ruine de leurs envahisseurs. » [10] Comment donc ? Alors qu’ils ne faisaient que se défendre.

Puis il visita l’Amérique en 1912. Il y tint les propos suivants : « L’Amérique est une noble nation, le porte-étendard de la paix dans le monde, répandant la lumière dans tous les horizons. » [11]

Il prêcha dans des églises et dans des synagogues...

Il se rendit ensuite en Allemagne, à Budapest et à Vienne, avant de fouler le sable d’Alexandrie. Mais soudain, voici qu’il repartit rapidement à Haïfa en décembre 1913.
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MessageSujet: Re: Le Bhaha'isme   Lun 26 Déc - 21:57:26

Il avait en fait reçu l’ordre de la part de ses maîtres d’accomplir ce voyage afin de préparer ce qui allait advenir par la suite.

Le retour de `Abd Al-Bahâ’ à Haïfa avait ainsi lieu au moment où la menace de la guerre pesait de tout son poids sur la politique internationale.

Il rentra donc afin de se tenir prêt à répondre aux ordres de la Grande-Bretagne, à l’endroit sur lequel elle se préparait à sauter, à l’endroit que le sionisme convoitait.

Ce fut là qu’il commença à congédier les Bahâ’îs les uns après les autres, afin de s’isoler. Il interdit ensuite qu’on lui rendît visite, afin de commettre son crime en toute liberté.

Il ne resta avec lui, parmis les Bahâ’îs, que quelques disciples qui l’aideraient dans sa trahison. Ce que nous allons mentionner constitue une preuve irréfutable qu’il était parfaitement au courant de ce qui se tramait dans les coulisses contre les Arabes et les Musulmans.

Le Bahâ’isme considère quant à lui qu’il s’agit d’une preuve que `Abd Al-Bahâ’ recevait la révélation, la révélation du colonialisme et du sionisme bien entendu !

Puis éclata la Première Guerre mondiale en 1914. `Abd Al-Bahâ’ œuvrait ardemment de son côté à détruire les forces morales, annonçant la proximité du salut grâce à l’intervention des Alliés qui sauveraient la région de la tyrannie des Turcs.

Et combien nombreux étaient ceux qui espéraient ce salut. Il œuvra donc activement avec les esclaves afin de préparer le terrain au colonialisme, démontrant ainsi qu’il était son plus loyal et son plus fidèle serviteur. Il bondissait de Saint Jean d’Âcre à Haïfa puis de Haïfa à Saint Jean d’Âcre, en passant par d’autres villes, pour répandre la corruption, la destruction, les menaces, les imprécations et la terreur et pour dissuader les gens de résister à l’envahisseur. Il réunissait les informations et les envoyait à ses maîtres, leur dévoilant tous les secrets.

Il profita d’ailleurs de l’occasion qui se présentait pour semer une grande parcelle de terre à proximité du Lac Tibériade. Il fit une abondante récolte qu’il s’en fut vendre sur le marché noir à des prix exorbitants.

Lorsque le Général Allenby frappa aux portes de la Palestine avec les troupes alliées, `Abd Al-Bahâ’ s’en alla sauter allègrement d’un endroit à l’autre, annonçant la promesse et proférant les menaces.

Haïfa tomba le 23 septembre 1918, après des affrontements qui ne durèrent guère plus d’une journée.

Le Bahâ’isme se félicite de la chute de Haïfa en ces termes : « Le bonheur était immense lorsque les troupes anglo-indiennes prirent la ville. »

Il dit également : « Depuis l’occupation britannique, un grand nombre de militaires et de fonctionnaires, issus de toutes les classes sociales, demandèrent à rencontrer `Abd Al-Bahâ’. Ils étaient heureux de pouvoir discuter avec lui. »

En avril 1920, fut organisée une grande fête en l’honneur de `Abd Al-Bahâ’, dans la maison du gouverneur militaire anglais sioniste de la Palestine.

Au cours de cette célébration, le gouverneur décerna à `Abd Al-Bahâ’, au nom de l’Empire britannique, la plus prestigieuse distinction anglaise : le titre de « Sir », c’est-à-dire « Chevalier de l’Empire britannique ».

Cette initiative éhontée de décerner cette distinction - lorsqu’on sait que l’Anglais est d’une froideur glaciale - fournit une preuve décisive sur la valeur des services rendus par le serviteur à ses maîtres, sur cette réalité qu’il s’est enfoncé dans la trahison et dans le crime !
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Difâ` `an Al-`Aqîdah Wash-Sharî`ah didd Matâ`in Al-Mustashriqîn, éditions Nahdat Misr, deuxième édition, janvier 1997.

[1] Les informations qui suivent sont tirées du livre du Professeur `Abd Ar-Rahmân Al-Wakîl, Al-Bahâ’iyyah (Le Bahâ’isme).
[2] Le Mahdî (le Bien-Guidé) est une figure eschatologique de l’Islam. Ce sera le Calife des Musulmans qui apparaîtra à la fin des temps. Son règne sera une ère de justice et de prospérité, à l’image du règne des quatre Califes Bien-Guidés. Son nom sera Muhammad Ibn `Abd Allâh, comme le Prophète, et sera un descendant de ce dernier. C’est sous son règne que Jésus reviendra sur terre en tant que disciple du Prophète Muhammad et membre de la Communauté musulmane. NdT
[3] Les Bâtinites sont une secte ésotérique de l’Islam. NdT
[4] Al-barzakh désigne ce qui sépare deux milieux ou deux mondes. En géographie, ce terme se traduit par isthme, une bande de terre séparant deux mers. Dans la terminologie musulmane, cela désigne le monde transitoire entre la vie terrestre et la vie éternelle après le Jugement Dernier. Ce terme est parfois traduit par intermonde. NdT
[5] Le croisisme est un néologisme que nous avons créé pour traduire le concept arabe de salîbiyyah, substantif issu de salîb qui signifie "croix". Le croisisme désigne une mentalité se réclamant du Christianisme, utilisant la religion pour réaliser des desseins expansionnistes ou impérialistes, plus particulièrement dirigés contre le monde musulman. Le croisisme a souvent été identifié au Christianisme dans l’histoire de l’Église, bien que ce dernier en soit innocent. Le croisisme n’a cessé de s’exprimer tout au long de l’histoire, ses manifestations les plus violentes ayant été les Croisades et la colonisation. Le croisisme est au Christianisme ce que le sionisme est au Judaïsme. NdT
[6] Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 39. NdT
[7] Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 44. NdT
[8] Ces deux phrases ont été en fait prononcées par deux personnes différentes : la première est due au Révérend R. J. Campbell, pasteur de l’église de City Temple ; la seconde est due à l’Archidiacre Wilberforce, pasteur de l’église Saint Jean de Westminster. NdT
[9] Conférer Abdu’l-Baha à Londres, traduction française de Cyril Tirandaz. NdT
[10] Conférer The Promulgation of Universal Peace (La Promulgation de la Paix universelle) ; traduit de l’anglais par nos soins. NdT
[11] Ibid ; traduit de l’anglais par nos soins. NdT

Qu'Allah SWT nous en préserve.

Salaam.
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MessageSujet: Re: Le Bhaha'isme   Lun 26 Déc - 22:46:40

As-salam walaykum

Jazakhallah kheir, il y en a beaucoup en inde, qu'Il :swt:nous en preserve ameen
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MessageSujet: Re: Le Bhaha'isme   Aujourd'hui à 14:35:36

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Le Bhaha'isme
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