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 Malikite (Ecole de Jurisprudence Sunnite)

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Fajrine
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MessageSujet: Malikite (Ecole de Jurisprudence Sunnite)   Jeu 29 Déc - 3:01:54

As-salam walaykum

L'école mâlikite

Son fondateur

Mâlik Ibn Anas (رحمه الله).

Sa méthodologie de jurisprudence

Son rite est celui des gens du Hijaz, des adhérents de l'école de Sa'îd ibn al-Mousayyib. Les principes fondamentaux de l'école Malikite se résument comme suit:

1/ Se référer d'abord au Coran

Il estimait que toute personne qui se penche sur l'interprétation des versets coraniques devait absolument avoir une grande maîtrise de la langue arabe, la langue de la révélation. "Si on m'amène un homme qui interprète le Coran sans être savant en langue arabe, je le punierai certainement", disait-il. Par ailleurs, il ne ne tenait pas compte des israélismes en matière d'exégèse.

2/ Prendre en considération le sens clair et manifeste lorsqu'il est générale

3/ Valider la preuve coranique d'un sens divergent (mafhûm al-moukhâlafa).

4/ Considérer les avertissements contenus dans le Coran comme la raison décisive d'éviter tout ce qui est une abomination ou immoral, comme l'exprime le verset coranique suivant: "Car une souillure ou une perversité. " (6:145).

Après ces cinq principes fondamentaux liés au Coran, en suivant dix autres liés à la Sunnah:

1/ Le consensus (ijmâ')

Le consensus juridique, Ijmâ', est une autre preuve législative considérée par Mâlik. On entend par consensus juridique l'accord des juristes et des savants musulmans sur une question donnée. A plusieurs occasions, l'Imâm Mâlik introduisait un jugement juridique par : "L'opinion qui fait l'objet d'un consensus chez nous". Il entendait par cela : "la chose sur laquelle s'accordent les juristes et les gens de science, sans divergence".

2/ Le Qiyâs

3/ Les actes et les opinions des Médinois

Il semblerait que l'Imâm Mâlik entende par "les juristes et les gens de science", les savants et les juristes de Médine. Lorsqu'il dit "L'opinion qui fait l'objet d'un consensus chez nous", il renverrait ainsi à l'opinion qui fait l'unanimité à Médine. C'est pour cette raison que certains savants affirment que le consensus juridique chez Mâlik, c'est la pratique des gens de Médine. La religion, ses fondements et ses branches, furent transmis et appliqués à Médine de génération en génération, depuis le temps des Compagnons. Ainsi, la pratique des savants et juristes médinois reflète avec fidélité ce qui fut transmis par les pieux prédécesseurs. C'est pour cette raison, que l'Imâm Mâlik préférait le consensus des gens de Médine aux hadîths dits ahâd.

4/ L'istihsân, qui principe écarter une analogie établie en faveur d'un autre jugement qui sert mieux les idéaux de la justice et de l'intérêt public.

5/ L'interdiction de ce qui peut mener au mal (sadd adh-dharâi')

6/ Al-masâlih al-moursalat ou considération d'intérêt public.

7/ Le témoignage d'un Compagnon du Prophète (si sa source est authentique et qu'il est un compagnon connu).

En outre, les verdicts religieux et les jugements juridiques émis par les Compagnons du Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui -, occupaient une place importante dans la jurisprudence de l'Imâm Mâlik. Il pensait en effet que la pratique des Compagnons doit être annexée à la Sounna. Aussi n'est-il pas étonnant de constater que le Muwatta' de Mâlik compile, à côté des hadîths prophétiques, des verdicts des Compagnons. Il rapporta, par exemple, selon 'Abd Allâh Ibn 'Umar, qu'un homme vint le voir et dit : "ش Abou 'Abd 'Ar-Rahmân, j'ai accordé un emprunt à un homme et j'ai exigé qu'il me le retourne par une chose de plus grande valeur". Ibn 'Umar répondit : "Telle est l'usure (Ribâ)".

Il voyait dans le jugement légal émis par un compagnon une preuve solide et une branche de la Sounna. En effet, soit le compagnon a appliqué un jugement qu'il tient du Messager de Dieu, soit la situation se prêtait à l'ijtihâd, et l'ijtihâd du compagnon découle de l'aiguisement de son sens juridique grâce à l'éducation prophétique qu'il a reçue.

Par ailleurs, il prenait en considération les opinions de certains Successeurs lorsqu'il s'assurait de leur science, de leur maîtrise de la jurisprudence et de leur éthique. Parmi ceux-là, citons 'Umar Ibn 'Abd Al-'Azîz, Sa'îd Ibn Al-Musayyab, Ibn Shihâb Az-Zuhrî et Nâfi' l'affranchi de 'Abd Allâh Ibn 'Umar.

8/ L'examen de question contestées, si l'argument invoqué par la partie opposée est solide.

9/ L'Istishâb ou présomption de continuité de ce qui a été prouvé et négation de ce qui n'a pas éxisté.

10/ L'acceptation de certaines Lois qui existaient avant l'avènement de l'Islâm.

Parmi les grands savants de cette école

Ibn Al-'Arabi, Al-Qourtoubi, Ibn Rouchd, Ibn 'Abd Al-Barr...

Cette école aujourd'hui

Elle compte 75 millions de musulmans (Maroc, Algérie, Tunisie, Soudan, Koweït, Bahreïn, Afrique noire).
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