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 Al Qadhi 'Iyyad

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Fajrine
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MessageSujet: Al Qadhi 'Iyyad   Jeu 29 Déc - 23:43:23

As-salam walaykum

Al Qadhi 'Iyyad

Son nom et son surnom

Portant le nom ‘Iyad et le surnom Abû-I-Fadhl, son nom complet est: ‘Iyad Ibn Mûssâ Ibn ‘Iyad Ibn ‘Amrû Ibn Mûssâ Ibn ‘Iyad Ibn Mohammed lbn Mohammed lbn ‘Abdullâh Ibn Mûssâ lbn ‘Iyad al-Yahsabî.
En remontant la chaîne de sa généalogie, on découvre qu’elle aboutit à Yahsab lbn Mâlik lbn Zayd. Ce Yahsab est le propre frère de Dhu Asbah al-Hârith Ibn Mâlik Ibn Zayd auquel aboutit la généalogie de l’Imâm de Dar al-Hijra (Médine) à savoir Mâlik Ibn Anas al-Asbahî.

Donc il est lié à l’imâm Mâlik par deux filiations:

- La première, c’est al-Madhab (rite ou doctrine) al-Mâliki (malikite). En effet. al-qâdî ‘Iyad est l’un de ses plus éminents représentants qui l’ont servi au Maghrib grâce à ses oeuvres précieuses, notamment son « Tartib al-madarik wa taqrib al-masalik lima ‘rifati a’lami madhabi Mâlik” (ouvrage édité et disponible) et ses “at-Tanbihat al-Mustanbata ‘ala-l-kutûb mudawwana wa-l-mukhtalata” (Manuscrit).

- La deuxième, sa filiation par le sang, à savoir son appartenance à la tribu de Himyar qui est issue des Arabes du Yémen.

Sa naissance et sa formation

Al-qadî ‘Iyad est né à Sibta (Ceuta) au milieu du mois de Sha’bân en l’an 476 de l’Hégire. Il y a vécu dans la chasteté et la préservation, jouissant des plus nobles caractères, loué pour ses actes et ses paroles, réputé pour sa noblesse, son intelligence et son habilité.
Il a étudié le savoir avec attachement et beaucoup d’application en bénéficiant de l’estime des grands maîtres parmi ceux qui possèdent le savoir et en les fréquentant assidûment, jusqu’à ce qu’il excelle à son époque, surpasse l’ensemble de ses pairs et atteigne dans les disciplines du savoir la maîtrise qu’on lui connaît. Connaissant ainsi par coeur le Livre de Dieu — qu’il soit exalté —, il était l’un de ses spécialistes. Il ne cessait de le réciter en toute circonstance, joignant à cela une belle voix dans sa psalmodie, une grande connaissance de son exégèse en plus de l’étude de ses significations, de sa grammaire, de ses paraboles, de ses règles et de toutes les sciences qu’il a générées. Il faut dire que sa ville natale (Sibta) était à cette époque une cité de la science grâce à sa position géographique qui 1ui a permis d’attirer beaucoup de savants et d’étudiants.

Ses dons et son érudition

Ses biographies insistent beaucoup sur sa grande intelligence et sur ses aptitudes intellectuelles. En effet, il n’a quitté sa ville natale qu’après avoir assimilé les sciences et les connaissances qu’elle offrait et dévoré les livres qu’elle abritait, arrachant ainsi sa grande notoriété grâce à son effort inlassable.
Il a étudie dans sa cité le Coran, avec ses sept lectures différentes.
Il a aussi étudié la langue arabe et sa littérature, à partir des ouvrages fondamentaux, comme al-Fasih de Tha’lab, Al-Amali d’al-Qalî, al-kamil d’al Mubarrad, Ababulkatib d’Ibn Qutayba, Kitab al-Jumal d’al-Zajjâjî, al-Wadhih d’Abû Bakr al-Zubaydî, Al-Muqtadhab d’al-Mubarrad, al-‘Idhah d’al-Farisî et Sharh al-Jumal d’Ibn Fidhal.

A ce sujet, le savant érudit ‘Adullâh Knun (que Dieu le prenne en miséricorde) note ceci : « ses biographes soulignent sa contribution dans les différentes branches du savoir comme la grammaire, la linguistique, la littérature, l’histoire, la généalogie, ce qui fait de lui un savant encyclopédiste possédant une grande érudition dans l’ensemble des connaissances humaines ».

De même, son propre maître Abû Mohammed Ibn ‘Attab dit sur lui:
« Quand j’ai constaté les qualités qui ornaient al-faqîh Abû-1-Fadhl (que Dieu le protège), notamment sa droiture, sa vertu, sa bonté, sa piété, son intelligence, son savoir et l’étendue de ses connaissances dans les diverses disciplines de la science, je l’ai autorisé à enseigner tout ce que je lui avais transmis comme Traditions ».

Son dogme

Celui qui étudie le livre al-Shifâ constate aisément comment al-qâdî ‘Iyad se réfère constamment dans son argumentation aux idées et aux avis des théologiens illustres comme Abû Bakr al-Bâqillânî, Ibn Fawrak et l’imâm Abu-l-Hassan al-Ash’arî.
Il découvre également ses débats profonds avec les Mu’tazilites, les théologiens qui représentent les différentes écoles et doctrines ainsi qu’avec les philosophes. Or tout ceci montre d’une manière irréfutable qu’il était d’obédience ash’arite sur le plan du dogme, comme la plupart des maîtres malékites dans sa cité natale et dans le reste de l’Occident musulman. Le chercheur comprend donc qu’al-qâdî ‘Iyad adhère au credo ash’arite en toute connaissance de cause et sur la base d’une connaissance avertie des autres doctrines dogmatiques et des opinions de leurs auteurs.

Sa doctrine juridique

Nous avons déjà souligné qu’al-qâdî ‘Iyad est doublement affilié à l’Imâm Mâlik par appartenance à son école et par des liens de sang. En effet, il fut l’un des maîtres de l’école malikite. Il a beaucoup étudié cette doctrine juridique, et écrit sur ses principaux représentants. Son livre intitulé “Tartib al-Madarik” en est une illustration. Il le remplit de notes et de connaissances utiles sur le Malikisme, sur son fondateur, ses disciples directs et tous leurs successeurs, génération après génération, aussi bien en Orient qu’en Occident musulman.

De même, son livre intitulé « Al-Tanbihat al-Mustanbata » est considéré comme l’un des traités de base de cette école, car il constitue une référence pour expliquer la terminologie de la Mudawwana de Suhnun, résoudre les difficultés qu’elle pose et authentifier les versions qu’elle recense. Ceci est évident pour celui qui étudie les différents commentaires du Malikisme car il ne manquera pas de trouver dans ces ouvrages des formules qui se répètent à longueur de pages comme celles-ci: « ‘Iyad dit ceci dans ses Tanbihat... », « On lit dans les Tanbihat… ».

Il faut dire qu’al-qâdî ‘lyad était à son époque l’un des plus grands savants de l’Occident musulman qui connaissait parfaitement les subtilités de la doctrine malikite. Il était le mieux placé et le plus habilité à pourfendre ses contradicteurs avec des arguments irréfutables et des preuves irrécusables. Ceci ne doit pas étonner, car il est l’un de ses principaux maîtres et servait de référence en matière de Fatwas (consultations juridiques), du Droit et de la Jurisprudence.

Son voyage d’étude et ses maîtres

S’agissant de son voyage d’étude, soulignons qu’al-qâdî ‘Iyad ne s’est pas contenté de la formation qu’il a reçue dans sa ville natale. A l’instar des étudiants et des jeunes chercheurs avides de connaissance, il est parti en Andalousie en 507 de l’Hégire pour parfaire ses connaissances et s’assurer de la validité de la méthode de transmission des Traditions et de sa perfection chez lui. Cela, en vérifiant l’authenticité des énoncés des Traditions qu’il reçut de ses maîtres dans son pays natal, en explorant leurs sources, en rétablissant leurs chaînes de transmissions et en les examinant attentivement pour mieux les authentifier, car c’est seulement de cette manière que ces Traditions deviennent des preuves et peuvent servir dans l’argumentation.

Cette intention est d’ailleurs tout à fait claire dans l’ensemble de son oeuvre. Il ne se contentait pas de recenser une seule version d’une Tradition à partir d’un seul maître, mais s’efforçait de rapporter toutes les versions qu’il pouvait recevoir, partout où il se trouvait, ce qui apparaît clairement dans son livre al-Ghunya, pour celui qui l’étudie attentivement.

Il est parti également en Andalousie pour parfaire ses méthodes de réflexion et les asseoir sur des bases et des fondements solides.
En effet, après avoir maîtrisé les techniques de la méthode de la transmission des Traditions, il a voulu éprouver les idées de ses nouveaux maîtres, par rapport à la formation qu’il reçut dans son pays natal, pour pouvoir développer ses facultés intellectuelles et acquérir la méthode qui lui permettrait de viser ce qui est juste et d’aller à l’essentiel. D’ailleurs, ce voyage d’étude a été couronné par la rencontre de grands maîtres qui attiraient vers eux les savants et les étudiants épris du savoir.

Il a pu arracher d’eux des hommages qu’il mérite vraiment, comme cette parole d’Abû Mohammed Ibn Ja’far: « De ceux qui nous sont venus du Maghrib, personne n’était plus noble que ’Iyad ».

Ses maîtres

A son retour dans sa cité natale en 508 de l’Hégire, al-qâdî ‘Abd-l-Fadhl rentra la tête pleine des sciences et des connaissances dispensées par ses maîtres en Andalousie, comme l’atteste le programme sur sa formation où il mentionne les biographies de ses principaux maîtres et les livres qu’il a étudiés auprès d’eux.

Il a complété ce tableau sur sa formation dans son ouvrage très utile al-Ghunya où il décrit ce qu’il a reçu d’eux oralement ou par la lecture ou les deux à la fois, ainsi que les autorisations qu’ils lui ont accordées pour enseigner leurs oeuvres. Dans ce dernier ouvrage, il a consigné les biographies de ses principaux maîtres en mentionnant 98 d’entre eux et en omettant bien d’autres. En effet, son fils a dit ceci: “Il a omis les noms de certains parmi ceux qu’il a rencontrés, avec lesquels il a répété ou dont il a assisté aux séances parmi les Fuqahas et les Traditionnistes, dans la mesure où il n’a pas étudié directement leurs oeuvres”.
Nous allons nous contenter, dans cette brève présentation, de mentionner neuf de ses maîtres, pour illustrer l’étendue de son érudition et son effort inlassable à acquérir et assimiler les connaissances et les Traditions qu’ils possédaient. Ces neuf maîtres sont:

1. Le lettré Abû Bakr Mohammed Ibn Abdullâh Ibn Barrâ al-Jazirî (M. 500H): Il a étudié auprès de lui le livre al-Kamîl d’al-Mubarrad ainsi que la grammaire arabe.

2. Al-Shaykh Abû Alî al-Hussein Ibn ‘Alî Ibn Tarif al-Nahwî al-Tahirtî (M. 501 H): Il a étudié auprès de lui plusieurs ouvrages sur la littérature, la langue, la grammaire, notamment al-Humal d’al-Zajjâjî, une partie du Livre al-Muqtadhab d’al-Mubarrad, Adabu al-Katib d’Ibn Qutayba et Kitâb al-Mushkil d’Ibn Fawrak.

3. Abû-l-Hassan ‘Alî Ibn Mohammed Ibn Durri al-Ansârî (M. 520H). C’est l’un des spécialistes des lectures du Coran. Il a étudié auprès de lui son livre de phonétique intitulé Makharig al-Hurûf.

4. Le juriste Abû ‘Abdullâh Mohammed Ibn ‘Issâ Ibn Hussein al-Tamîmî (M. 505 H). II l’a fréquenté longuement pour étudier notamment les oeuvres du Malikisme comme al-Muwatta’ et al-Mudawwana.

Al-qâdi ’Iyad note d’ailleurs qu’il a étudié auprès de lui de nombreux ouvrages et qu’il l’a autorisé à enseigner tout ce qu’il lui a transmis. Parmi les oeuvres étudiées auprès de ce maître citons les titres suivants:

• Muwatta’de l’Imâm Mâlik
• Al-Jami’ al-Musnid as-Sahîh de Bukhârî
• Al-Musnid as-Sahîh de Muslim
• Al-Sunan d’Abû Dâwûd al-Si-jistanî
• Sharh Gharib al-Hadith d’Abu ‘Ubayd al-Qasîm Ibn Salâm
• Islah al-Ghalat ‘ala Abi ‘Ubayd d’Ibn Qutayba
• Gharib al-Hadîth de Mohammed al-Khatabi al-Bustî.
• ‘Ulum al-Hadith d’al-Hakîm al-Nisaburî.
• Al-Dhu’afa wa-l-matrukin d’al-Nassâ’î.
• Al-Tabaqat d’al-Nassâ’î.
• Al-Mudawwanî
• Al-Mulakhas limusnid al-Muwatta’ d’al-Qabissî
• Al-Taqassi limusnid al-Muwatta’ d’Ibn ‘Abd al-Birr
• Musnid al-Muwatta’ d’Abulqassîm al-Jawharî
• Ar-Risâlat d’Abû Mohammed Ibn Abî Zayd al-Qayrawanî.

5. Le lettré et traditionaliste Abû ‘Abdullâh Mohammed Ibn Sulaymân al-Nafarî surnommé Ibn Ukht Ghanim al-Malqî (M. 525 H). Il était (que Dieu le prenne en miséricorde) parmi les maîtres les plus illustres de la littérature, de la grammaire, de la transmission des Traditions et de la compilation. Beaucoup de gens ont suivi l’enseignement qu’il a dispensé gratuitement toute sa vie durant. Al-qâdî ‘Iyad a étudié sous sa direction dans sa maison à Cordoue les ouvrages suivants:

• Kitâb al-Kamîl d’al-Mubarrid
• Kitâb Islah al-Mantiq d'Ibn al-Sakit
• Kitâb al-Hidaya fi-l-Qira’at al-Sab’ d’al-Mahdawî
• Kitâb az-Zahir d’al-Anbarî
• A-‘Amali d’al-Qalî
• Mukhtasar al-‘Ayn d’az-Zubaydî
• Kitâb al-Hamassa d’Abu-l-Futuh al-Jurjanî

6. Al-qâdî Abû Bakr Mohammed Ibn ‘Abdullâh Ibn Mohammed Ibn Ahmad al-Ma’afiri surnommé Ibn al-‘Arabî (M. 543 H).

7. Al-qâdi al-Shahid Abû-l-Hussein Ibn Mohammed lbn Fayrah Ibn Hayun al-Sadafî surnommé Ibn Sukra. C’est l’un des érudits et des grands maîtres du hadîth en Andalousie. Il a voyagé en Orient où il a rencontré de grands savants comme al-Habbal, al-Khal’i, lbn Mushrif, al-Tabarî, al-Makkî et Abû Bakr al-Tartushî. Il est mort en 514H de l’Hégire.
Al-qâdî ‘Iyad a étudié auprès de lui:

• Les deux Sahîhs de Al-Bukhârî et de Muslim
• Al-Jami’ de at-Tirmidhî
• Shamâ’il an-Nabiy de At-Tirmidhî
• Riyadatu al-Muta’allimîn d’Abû Nu’aym al-Asbahanî
• An-Nasikh wal-Mansukh de Ka’batullah Salama lbn Nasr al Baghdadî
• Al-Istidrakat ‘Ala-l-Bukhârî wa Muslim d'al-Daraqut nî
• Al-Ilzamat d’al-Daraqutnî.
• Awham al-Hakîm fi-l-Madkhal de ‘Abd-l-Ghanî Ibn Sa’îd.
• Al-Isharat d’al-Bajî.
• Adab al-Suhba d’Abû ’Abdurrahman al-Sulamî
• Asami Shuyûkh al-Bukhâri d’Ibn ’Ady
• Al-’Ilal d’al-Daraqut nî
• Talqin al-Mubtadi de ’Abd-l-Wahâb Ibn Nasr al-qâdî
• Al-Tarikh al-Kabir de Bukhârî

8. Abû-l- ‘Alî al-Hussein Ibn Mohammed Ibn Ahmad al-Ghassanî surnommé al-Jayyanî. Le maître d’Andalousie à son époque. Beaucoup d’étudiants ont suivi les cours de ce grand traditionniste, spécialiste des généalogies et qui a laissé une oeuvre importante notamment son Taqiyid al-Muhmal wa Tamiyiz al-Mushkil. Il est mort en 498 de l’Hégire. Al-qadî ‘Iyad a étudié sa Fahrasa et reçu toutes les Traditions qu’il lui a transmises.
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MessageSujet: Re: Al Qadhi 'Iyyad   Jeu 29 Déc - 23:43:50

9. Al-faqîh Abû Mohammed ‘Abdurrahmân Ibn Mohammed Ibn ‘Attab Ibn Muhsin al-Judhamî. L’un des anciens maîtres de Cordoue, le plus âgé et le plus versé dans les Fatwas et la connaissance des chaînes de transmission du hadîth à son époque. Formé par des grands maîtres dont son père ainsi qu’Abû ‘Umar al-Hadha’, Ibn ‘Abd-l-Birr, Ibn Mughith, al-Safaqusî et Ibn Hayyan, il a laissé une oeuvre majeure sur la sensibilité et la délicatesse intitulée Shifâ’ as-Sudûr. Il est mort en 520 de l’Hégire.

Al-qâdî ‘Iyad a étudié auprès de lui les ouvrages suivants:
• Sahîh d’al-Bukhârî
• Al-Mulakhas d’al-Qabissî
• Al-Mudawwana
• Al-Mukhtalita
• Al-Muwatta’, d’après les versions de Yahya Ibn Yahya al-Laythi et Yahya Ibn Bakir al-Misrî
• Al-Sunan d’al-Nassâ’î
• Al-Jami’ de ‘Abdullâh lbn Wahb
• Tabaqat ‘ulama al-Andalus d’Ibn al-Faradhî
• Al-’Awali d’al-Safaqussî
• Al-Tafsîr de ‘Abdurrazzaq lbn Humam
• Al-Nusus de Sa’îd al-Lughawî
• Fahrasat Ibn ‘Attab
• Fahrasat Ibn ‘Abd al-Birr
• Fahrasat Abû Mohammed Makkî
• Fahrasat al-Safaqussî

Ses disciples et son oeuvre

Al-qâdî ‘Iyad s’est imposé par ses compétence et ses mérites aux étudiants qui voulaient parfaire leurs connaissances. Ils affluaient de toute part pour le fréquenter assidûment et former des cercles autour de lui, partout où il se trouvait. Ses charges comme juge, mufti et consultant ne l’ont pas empêché de se consacrer à l’enseignement et à la formation de ses étudiants dont beaucoup seront à leur tour de grands maîtres qui se sont consacrés à l’enseignement. Mentionnons à titre non exhaustif quelques-uns parmi ses nombreux disciples:

• Son propre fils Abû ‘Abdullâh Mohammed Ibn al-qâdî ‘Iyad Ibn Mûssâ Ibn ‘Iyad al-Yahsabî al-Sibti. lbn al-Abbar dit à son sujet: il a étudié auprès de son père Abû-l-Fadhl et Ibn al-’Arabî. C’était un faqîh et un traditionniste réputé pour sa décence, sa pureté, sa modestie et sa grande érudition qui couvre tout le champ de la littérature, de l’histoire et de la connaissance des Traditions. Il a consacré à son père une biographie intitulée: al-ta’rif bi-l-qâdî lyad. Il est mort en 575 de l’Hégire.
• Ahmad Ibn ‘Abd-r-Rahmân Ibn Mohammed ibn Sa’îd Ibn Hârith Ibn ‘Asim Ibn Madha al-Lakhmî, Abû Ja’far al-Jayyanî al-Qurtubi. C’est l’un des savants qui a inauguré le sixième siècle de l’Hégire. Auteur de la théorie al-‘Amil (L’agent) en grammaire, c’est à la fois un spécialiste des lectures du Coran, un grand traditionniste, un fin connaisseur de la science des Usûls (Fondements du droit), de la théologie, de la médecine, des mathématiques, de la géométrie et un grand commentateur. Il a étudié auprès d’Ibn ar-Ramak; de Abd-l-Haqq Ibn ‘Attiyya, d’al-qâdî ‘Iyad et de bien d’autres savants. Il est mort en 592 de l’Hégire.
• Abû-l-Qâsim ‘Abd-r-Rahmân Ibn al-Maljum.
• ‘Abdullâh Mohammed Ibn Sa’îd al-Ansârî al-Sharishî. C’était un juriste doublé d’un traditionniste et d’un spécialiste de la transmission des Traditions (M. 586H). Il a étudié auprès d’al-qâdî ‘lyad pendant longtemps en le fréquentant avec assiduité et en lui servant comme secrétaire pendant qu’il était juge à Grenade et ailleurs.
• Abû Ishâq Ibrâhîm Ibn Yûssuf connu sous le nom d’Ibn Qarqul. Originaire de la ville Andalouse d’Alméria, c’est un savant versé dans les sciences du hadîth et du Fiqh dont l’oeuvre majeure Matali’ al-Anwâr est comparable aux Mashariq al-Anwâr. Il est mort en 569 de l’Hégire.

Son œuvre

Notre auteur nous a légué une oeuvre vaste et riche qui compte, d’après les grands dictionnaires biographiques plus de trente titres dont ceux qui suivent.

En Fiqh et Jurisprudence

•Ajwibat ‘an an-Nawazil : Edition critique de Moli Ibn Shrifa
• Ajwibat al-Qurtubbiyyîn : Compilé par son fils à partir de ses notes
• Al-A’lam bihudûdi Qawâ’id al-Islam: Edité et traduit en français par le Ministère marocain des Awqâf
• Sirr as-Surat fil-Qada
• Matamih al-fham fi Sharh al-Ahkâm
• Al-Tanbihat al-Mustanbatat ‘ala Kutub al-Mudawwana wa-l-Mukhtalita: Manuscrit dans les bibliothèques du Maroc
• Nadhm al-Burhan ‘ala Sihhat Jazm al-Adhân
• Mas’alat al- ‘Ahl al-Mushtarat Baynahum al-Tazawur.

Sur le Hadîth

• Al-Ilma’ fi Dhabti al-Riwayat wa Taqiyyid al-Sama’: Edition critique de Ahmad Saqr

• Ikmalu al-‘ilm bi Fawa’id Muslim : C’est un complément du commentaire du Sahîh Muslim par son maître al-Mazirî sous le titre de al-Mu’lim Bi Fawa’id Muslim. Ce complément est publié dans une édition critique en 8 volumes par Yahya Ismâ’îl

• Bughyatu al-Ra’id lima Tadhammanahu Hadîthu Um Zur’ Mina al Fawa’id. C’est le plus vaste et le plus utile commentaire du hadith transmis par Um Zur’. Publié sous les auspices du Ministère Marocain des Awqâf par les soins de notre maître Salahuddin al-Adlabî

• Mashariq al-Anwâr ‘ala sihahi al-Athar, Il fait partie de ses oeuvres les plus utiles car il y étudie les trois sources fondamentales de la Sunna authentique: Al-Muwatta’ de Mâlik, Sahîh al-Bukhârî et Sahih Muslim. Il existe plusieurs éditions de ce livre dont celle incomplète en deux volumes du Ministère des Awqâf

Sur le Dogme

• Kitâb al-‘Aqida. Ce titre est mentionné dans plusieurs sources bibliographiques. Mais l’érudit Ibn Tawit al-Tanjî soutient qu’il s’agit de son livre intitulé: Al-A’lam bi Hudûdi Qawâ’id al-Islam.
• Al-Sayf al-Muslul ‘ala man Sabba Ashab al-Rasûl: Pas de manuscrits.

Biographies et histoire

• Akhbar al-Qurtubiyyîn : Dictionnaire biographique sur les savants de Cordoue
•Tarikh al-Murabitin
• Al-Funun al-Sittat fi Akhbarisibta
• Al-Ghuniya : Dictionnaire biographique sur ses maîtres
• Al-Mu’jim fi Dhikr al-Sadafî wa Akhharihi wa Shuyûkhihi wa Akhbarihim
• Al-’Uyun al-Sittat fi Akhbari Sibta
• Tartibu al-Madarik wa Taqribu al-Masalik fi Ma’rifati A’lami Madhabi Mâlik

As-Sîra

• Ikhrisar Sharaf al-Mustafâ d’Abû Sa’îd ‘Abdu-l-Mâlik lbn Mohammed al-Wa’idh al-Nisaburî (M 406H)
• Al-Shifâ bi Huqûq al-Mustafa. C’est le Livre qui nous occupe ici.

Littérature et langue

• Ghunyat al-Katib wa Bughyat al-Talib fi al-Sudûr wa Al-Tarsil
• Su’alat wa Tarsil
• Gharib al-Shihb

Divers

•Diwân Khutâbihi: Recueil de ses sermons
•Al-Ajwibat al-Muhabbara ‘ala al-Masâ’il al-Mukhayyara
• Al-Maqasid al-Hissan Fima Yalzamu al-Insân

Sa mort

Al-qâdî ‘Iyad est mort au mois de Ramadân 544 de l’Hégire à Marrakesh, au terme d’une vie riche et bien remplie. Sa tombe qui se trouve près de Bab Ilan à l’intérieur de la ville est encore visitée de nos jours. Il est d’ailleurs, considéré comme l’un des sept hommes auprès duquel on cherche les bénédictions, conformément aux intitulés du livre d’al Yifrini: « Durrat al-Hijal fi sab’ati rijâl » et de celui d’Abu Al-Fath Mohammed Ibn ‘Abdussalam Bussitta Amman: “Bulughu al-Amal Fi Dhikri Manaqibi al-Sâdâti sab'ati rijâl".
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