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 le fils d'Adam

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Fajrine
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MessageSujet: le fils d'Adam   Ven 16 Déc - 7:05:49

Salam walaykum

Commentaire du hadith 1215 du Riyâdh-us-Sâlihîn (Le jardin des vertueux), de l’Imâm An-Nawawiy

Les commentaires suivants sont ceux du Cheikh Al-‘Uthaymine dont nous nous proposons de faire une traduction partielle, en ce début de mois béni de Ramadhân.

Remarques préliminaires sur le verset qui fait du jeûne du mois de Ramadhân un jeûne obligatoire.

Yâ ayyuhal-ladhîna âmanû kutiba ‘alaykum-us-siyyâmu kamâ kutiba ‘alal-ladhîna min qablikum la’allakum tattaqûn (« ô, vous qui avez cru à Allâh ! Le jeûne du mois de Ramadhân est obligatoire pour vous, comme il l’a été pour ceux qui ont vécu avant vous. Ainsi, en jeûnant, vous saurez peut-être craindre Allâh comme il se doit », s.2/v.183).

Allâh nous rappelle que le jeûne nous a été prescrit, c’est-à-dire qu’il nous a été rendu obligatoire (kutiba = furidha) comme il a été prescrit à ceux qui vivaient avant nous. Remarquez qu’Allâh nous rappelle que le jeûne a toujours constitué une obligation pour les communautés qui nous ont précédés, mais Il ne rappelle pas cela pour la prière. Pourquoi cette différence ? Parce que le jeûne comporte une part importante de gêne et de fatigue ; il nous force à bouleverser nos habitudes du jour au lendemain, et il est clair qu’il devient fort difficile à supporter quand les journées sont longues et chaudes. Allâh nous rappelle que le jeûne n’est pas une institution nouvelle, comme pour nous réconforter, parce que l’homme d’aujourd’hui, s’il sait que les communautés passées devaient elles aussi jeûner, jeûnera d’autant plus facilement. Allâh nous rappelle aussi tout cela pour nous montrer que les ordres et les interdictions d’Allâh servent entre autres choses à parfaire les vertus des hommes, aujourd’hui comme hier.

Le but suprême du jeûne, c’est la piété (la’allakum tattaqûn), car le jeûne est un bouclier qui nous protège des actes de désobéissance et du feu de l’enfer, et car celui qui jeûne, avec une foi sincère et en comptant réellement sur la récompense divine, verra ses fautes passées toutes pardonnées par Allah. La sagesse qui englobe l’obligation du jeûne, c’est la taqwâ, c’est-à-dire le fait de s’abstenir de faire ce qui est interdit. D’ailleurs, celui qui ne renonce pas au mensonge ne bénéficie pas un instant de son renoncement à boire et à manger, conformément à la parole du Prophète. En effet, la volonté d’Allah n’est pas de nous torturer en nous obligeant à renoncer à ce que nous désirons et à ce dont nous avons l’habitude, mais de nous faire renoncer au mensonge, aux insultes, aux propos futiles et à tout ce qui va à l’encontre de la piété.

Le hadîth :
Selon Abû Hurayrah (DAS), le messager d’Allah (BSDL) a dit : « Dieu, honoré et glorifié, a dit : "Tout ce que fait le fils d'Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi et c'est Moi qui en fixerai la récompense". Le jeûne est un bouclier. Quand l'un de vous jeûne, qu'il s'abstienne de dire des choses obscènes et d'élever la voix. S’il est insulté ou provoqué, qu'il se contente de dire: « Je suis en état de jeûne ». Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa Main, la mauvaise haleine du jeûneur a certainement, pour Allâh, une meilleure odeur que le musc. Le jeûneur connaît deux joies : quand il rompt son jeûne, il se réjouit et quand il rencontre son Seigneur, il se réjouit de son jeûne». (hadîth authentique)
Dans une autre version de ce hadith, il est ajouté: "II renonce pour Moi à son manger, à son boire et à ses désirs charnels. Le jeûne est pour Moi et c'est Moi qui en donne la récompense. La bonne action est payée par dix fois sa valeur". Dans une autre version encore, on trouve : « Toutes les œuvres du fils d'Adam ont une récompense dont la valeur est multipliable. La bonne action est payée dix à sept cents fois sa valeur. Dieu exalté dit: « Sauf le jeûne. Il est pour Moi et c'est Moi qui en donne la récompense. Il renonce en effet, à cause de Moi, à ses désirs charnels et à son manger. Le jeûneur à deux joies : une fois, quand il rompt son jeûne et une autre, quand il rencontrera son Seigneur. La mauvaise haleine du jeûneur a certainement pour Dieu une meilleure odeur que le musc».

Quelques enseignements à tirer de ce hadith.

1) Le jeûne appartient à Allah et le reste des actes d’adoration à l’homme. Allah dit : « Tout ce que fait le fils d’Adam est pour lui même sauf le jeûne, il est pour Moi». Allah se réserve donc cet acte d’adoration parce que le jeûne est très certainement la plus grande des adorations de par son caractère « confidentiel ». C’est un secret entre Allah et Son serviteur et l’on ne peut distinguer le jeûneur du non jeûneur rien qu’en l’observant. C’est pourquoi c’est l’acte d’adoration le plus grand en terme de sincérité (car préservé de toute ostentation). Certains savants sont même allés jusqu’à dire que si l’homme pourra se dédommager le jour du Jugement d’une injustice subie sur terre en puisant dans les bonnes actions (hasanât) de celui qui en est l’auteur, conformément au hadîth qui évoque le [/i]muflis[/i] , il lui sera en revanche impossible de puiser dans les hasanât du jeûneur.

2) On apprend également qu’Allah peut récompenser une bonne action jusqu’à dix fois sa valeur sauf le jeûne, qu’Allah rétribue sans limite, c’est-à-dire qu’Il peut, s’Il le veut, multiplier sa valeur à l’infini (d’où l’intérêt de jeûner comme il faut). Les savants ont expliqué cela en argumentant que le jeûne comporte trois types de patience :
Patience devant l’obligation d’obéir à Allah. Certains s’obligent à jeûner tout en détestant parfois le jeûne à cause de la gêne qu’il cause et, malgré cela, ils patientent et jeûnent. C’est pourquoi Allah dit : « Il renonce pour Moi à son manger, à son boire et à ses désirs charnels».

Patience devant l’obligation de ne pas désobéir à Allah. L’homme renonce aux propos obscènes, aux futilités, au mensonge, aux mauvais comportements.

Patience devant les décisions d’Allah. Il fait preuve de patience malgré les désagréments (c’est-à-dire tout ce qui peut se passer en dehors de sa volonté et qui le gêne : la chaleur, la longueur des jours, etc.) dans le but de plaire à Allah.

Allah a dit : « On donnera aux patients leur récompense sans compter» (s.39/v.10).
Il faut noter la différence entre celui qui déteste le jeûne pour ce qu’il comporte comme désagréments et celui qui déteste le fait qu’Allâh l’ait obligé à jeûner. Les œuvres de ce dernier sont annulées et n’ont plus aucune valeur.

3) On apprend également que le jeûneur éprouve deux types de joie :
La première, lors de la rupture du jeûne, comprend deux aspects :

Il s’est soumis à une obligation parmi les obligations d’Allah, et c’est très certainement un bienfait de Sa part. Combien de morts aimeraient revenir sur terre ne serait-ce que pour jeûner un seul jour ? Combien de personnes ont entamé le jeûne sans pouvoir le terminer ? Et toi, Allah t’a comblé d’un bienfait en te permettant de jeûner. C’est pourquoi l’homme, lorsqu’il accomplit une obligation, doit se réjouir d’être encore capable de l’accomplir. Il se réjouit également parce qu’Allah lui a rendu licite ce que sa nature aime, c’est à dire manger, boire, avoir des rapports sexuels dès la tombée de la nuit, après que tout cela lui a été interdit.

La deuxième, lors de la rencontre avec son Seigneur, c’est-à-dire l’heure de la récompense.

4) Il y a également dans ce hadîth une référence à la sagesse que contient le jeûne dans l’interdiction de dire des choses obscènes et d’élever la voix. On doit être digne, apaisé, posé. Si quelqu’un nous insulte ou nous provoque, il ne faut pas répliquer en haussant la voix, en répliquant à l’insulte par l’insulte. Mais il faut dire Innî sâ-im pour faire comprendre à celui qui nous insulte que son agression ne sert à rien, comme si on lui disait : « Je suis capable de répliquer à tes insultes mais le jeûne m’en empêche ». C’est pour cela qu’on le dit à haute voix. De même, lorsque l’on dit Innî sâ-im à haute voix, c’est une manière de dissuader notre âme (nafs) de répliquer à l’offense. Comme si nous étions en train de dire à notre nafs : « Je suis en état de jeûne, ne réplique pas à celui qui t’a offensée ». C’est pour cela que lorsque le Prophète voyait quelque chose dans cette vie d’ici-bas qui lui plaisait, et qu’il craignait que son nafs ne s’attache à cette chose, il disait : « Mon Seigneur me voici ! La vie, c’est celle de l’au-delà !» . C’est ainsi que nous devons agir lorsque nous sommes séduits par quelque chose dans cette vie : rappeler à notre nafs le caractère éphémère de cette vie, en récitant la formule que récitait notre Prophète bien aimé.

Wal lâhu ‘alam.

Notes

(1) Le muflis est celui qui a fait faillite : celui qui a certes œuvré dans le bien mais a commis tellement d’injustices envers les gens que ces derniers le dépouilleront de ses hasanat et il se retrouvera comme s’il n’avait jamais œuvré

(2) Labbayka innal ‘aycha ‘aychul ‘âkhirah

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