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 Anières la musique soufie n'adoucit pas le maire

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MessageSujet: Anières la musique soufie n'adoucit pas le maire   Mer 4 Jan - 23:36:08

As-salam walaykum

A Asnières, la musique soufie n'adoucit pas le maire
L'élu dénonçait une secte. Débouté par la justice, il reçoit l'appui des RG.

par Renaud LECADRE
QUOTIDIEN : mercredi 28 décembre 2005

Le soufisme et la musicologie sont-ils susceptibles de dégénérer en pratiques sectaires ? Vaste débat, dans lequel s'est engouffré le député-maire (UMP) d'Asnières (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann. Dans sa ligne de mire, la Fondation Ostad Elahi, du nom d'un ancien magistrat iranien (1895-1974), philosophe et musicien (grand maître du tanbur, le luth local), dont la famille réfugiée en France perpétue la mémoire via une association déclarée d'utilité publique en 2000. Jean-Pierre Chevènement, peu suspect de complaisances cléricale ou sectaire, était alors ministre de l'Intérieur. Quatre ans plus tard, Bernadette Chirac acceptera d'en être la présidente d'honneur.

Amis-ennemis. Le président de la fondation, Bahram Elahi, fils d'Ostad et médecin de profession, réside à Asnières. Dans sa vie profane, il est très sensible aux questions d'urbanisme. Au début des années 90, Aeschlimann et Elahi faisaient cause commune contre les projets immobiliers du maire de l'époque. «Il s'est servi de lui et de ses associations de quartier pour prendre le pouvoir à Asnières, affirme Me Farthouat, avocat de Bahram Elahi. Une fois élu maire, M. Aeschlimann a repris les projets immobiliers à son compte et n'avait plus besoin de M. Elahi.» L'entourage de l'actuel maire d'Asnières résume autrement l'affaire : «De vraies-fausses associations de quartier ont été créées par des membres de la Fondation Elahi, afin de protéger la rue ou ils habitent et plus précisément le pavillon de Bahram Elahi.» En 2003, la guerre est déclarée : un tract du maire, tiré à 40 000 exemplaires, dénonce une «infiltration par les membres d'une organisation spiritualiste, ésotérique et cultuelle», menant une «campagne de déstabilisation sous paravent associatif», menaçant «l'intégrité morale des Asnierois et de leurs enfants». Le mot secte n'est pas prononcé, mais c'est tout comme. En retour, les adversaires du maire dénoncent sa vigilance à géométrie variable : dans le même temps Aeschlimann accordait un permis de construire aux Témoins de Jéhovah.

L'affaire a connu un point d'orgue en septembre lorsque l'adjoint au maire chargé de la communication, rédacteur du tract, a été condamné pour diffamation au motif que «les polémiques locales à propos de l'urbanisme ne justifient aucunement l'attaque outrancière organisée par la mairie d'Asnières». A l'audience, la Fondation Elahi avait produit de nombreux témoignages de bonne moralité. Philippe Bruguière, conservateur de la Cité de la musique : «Oui, pour reprendre l'expression de ses détracteurs, la musique d'Ostad Elahi est empreinte de pouvoir émotionnel. Mais il est injurieux de réduire cette qualité intrinsèque de l'art musical à une manipulation psychologique.» Jean-Michel Belorgey, ancien député PS, membre du Conseil d'Etat : «Je comprends que Manuel Aeschlimann éprouve quelques difficultés à se glisser dans la pensée d'Ostad Elahi. Il serait impudent, du seul fait de la référence aux formes singulières de relation de maître à disciple qui ont cours en Orient, de conclure à une nature sectaire.» Le tribunal enfonçait le clou en rappelant qu'il «n'est pas rapporté que les Renseignements généraux (RG) et la mission en charge des menées sectaires (Miviludes) aient répertorié la fondation» comme une authentique secte.

Messie. Dès le lendemain du jugement, avec une réactivité qui force l'admiration, les RG rédigeaient une note mettant en cause «la soumission absolue des disciples à un maître se considérant comme une sorte de messie». En contradiction totale avec le tribunal de Nanterre, ils donnaient crédit aux «tentatives d'infiltration» de la mairie d'Asnières (le Monde du 22 octobre). Manuel Aeschlimann étant un proche de Nicolas Sarkozy, tutelle des RG au ministère de l'Intérieur, on pourrait y voir un coup de pouce franchement téléphoné. Après bien des atermoiements, la Miviludes (qui dépend de Matignon), embrayait fin octobre en annonçant la «mise sous surveillance» de la Fondation Elahi. Plus récemment, Bernadette Chirac a fait savoir que son titre de présidente honoraire était tout ce qu'il y a de plus honorifique, n'ayant jamais participé à la moindre réunion de la fondation. Dans la foulée, le PS d'Asnières dénonçait une «machination politique de l'UMP».

Saisie en appel, la cour de Versailles a reporté sa décision, les deux parties s'écharpant sur la prise en compte, ou pas, du rapport des RG dont nul n'a obtenu copie, en dehors d'extraits publiés dans la presse. Il ferait état d'une nébuleuse internationale usant de prête-noms.

Aeschlimann plastronne : «Je ne suis pas l'affreux du village qui veut se farcir une association locale. Le problème dépasse aujourd'hui Asnières.» Jugement en janvier.
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