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 Le minhaj des neo-salafis

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Fajrine
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MessageSujet: Le minhaj des neo-salafis   Jeu 21 Oct - 19:44:59

Salam 1

LE MINHAJ DES NEO-SALAFIS

(MURJIA-JAHMITES CONTEMPORAIN)


Shaykh Abou Muhammad Al Maqdissi

INTRODUCTION

Par soucis de repousser le mal des murji'a et jahmiya nous allons tenter de présenter le livre du Cheick Abu Muhammad Al-Maqdissi - qu'Allah le protège - qui s'intitule :"

Mise en garde pour ceux doués d'intelligence contre les feintes des gens de Tadjahum wa al-irja'a "


.Cheick Al-Maqdissi tente dans cet opuscule d'éclairer l'opinion musulmane sur la tentative délibérée de la part des prétendants salafi de soumettre la foi islamique (Aqida) à une lecture jahamit murji'it.

Le plus virulent courant de cette tendance salafiste est la secte " minhadj salafi "qui tout en prônant une certaine orthodoxie de l'Islam (retour à la tradition du Prophète) plonge des adeptes dans al-irja'a, c'est à dire la prise en compte des actes ou paroles du kufr comme des petits péchés et de al-iman comme croyance du cœur sans actes accompagnateur

I. Cheick Al-Maqdissi dénonce le procédé frauduleux intenté par Halabi (Cheick pseudo salafi en Jordanie déjà dénoncé pour ses penses de irja'a par le comité des grands savants ) sur la terminologie d'Al-Hakimiya. Al-Hakimiya est une notion expliquant que l'autorité législative revient à Allah. Elle est née à travers l'œuvre de Sayyid Qutb et Mawdudi - qu'Allah leur fasse miséricorde - tirée du Coran. Il cite, donc, les propos de Halabi qui se résument en ceci : " ce qu'on appelle " Hakimiya " est un terme contemporain que l'on ne peut pas considéré comme faisant partie des principes essentiels du monothéisme et qui est à l'image du dogme chiite, la Imama considérée comme pilier de l'Islam dont celui qui n'y croit pas est kafir ! "Il réplique ainsi : " je dis que, parmi les appellations, il y a celles qui sont du ressort de la tradition et qu'il est interdit de changer ou de transformer comme les noms d'Allah, ses attributs, les limites des peines et des devoirs, l'assignation des institutions et la manière de les appliquer.

Puis, il y a celles qui sont d'ordre terminologique et conventionnelle tant que celles-ci ne sont pas en contradiction avec la législation d'Allah et ne sont pas des innovations. Même si le Cheick n'emploie pas, lui-même, le terme d'al-hakimiya, il ne voit aucune contradiction à l'employer, bien au contraire, ce terme qui exprime l'unicité divine est très utilisé dans les versets du Coran. Il fait, d'ailleurs, référence à l'érudit savant Imam Chanquiti qui, dans son livre (tafsir) " Adwaa el Bayane ", dit : " L'association à Allah dans al-hukm est l'égale de l'association dans l'adoration ", citant le verset : « Le pouvoir n'appartient qu'a ALLAH. Il vous a commandé de n'adorer que lui. Telle est la religion droite… ».

II. Cheick Al-Maqdissi montre que l'appellation de irja'a que l'on octroie à cette fausse salafia découle du fait de trois concepts fondamentaux de irja'a que celle-ci intègre :

1) Ils limitent " Al kufr " (la mécréance) au seul cas du reniement du cœur (al-jûhûd , attakthib et al istihlal). Le Cheick dit, à ce sujet : " Les murji'a de notre siècle ne divergent avec ceux des premiers siècles que dans la définition de " al-iman " mais ils sont en accord avec eux quant aux conséquences de cette définition. Le kufr n'est considéré que lorsqu'il s'acccompagne d'un reniement du cœur !

De ce fait, ils négligent les actes annulateurs de al-iman (la foi) que le Coran et la Sunna considèrent comme tel sans faire appel au reniement du cœur (se prosterner devant une idole (sânam), insulter Allah, se soumettre à une législation en dehors de la chari'a (voie, " lois " d'Allah…). Ils considèrent que l'abandon de toutes les bonnes œuvres même les piliers de l'Islam ne font que diminuer al-iman (la foi). En réalité, la vérité que nos salaf ont décrétés consiste au fait que parmi les actes, il y a ceux qui font diminuer al-iman sans que la personne n'apostasie (ar-ridda) et ceux qui annulent al-iman totalement.

Exemple :

- Les actes qui diminuent al-iman peuvent l'annuler s'ils sont accompagnés du reniement du cœur (fait de ne pas accepter la soumission à Allah) ou si le cœur les considère comme licite (al istihlal) alors que selon l'injonction divine, ils sont illicites comme l'adultère, le vol…

- Il est un deuxième cas où il n'est pas nécessaire de faire référence au reniement du cœur. Dans ce cas, on ne parlera du reniement al (djuhud) du cœur que en tant que kufr ajouter à un kufr. Pour étayer sa position, le Cheick fait appel au Cheick al-islam Ibnu Taymiya lorsqu'il interprète le verset (Abeille 106) : " Si celui qui dit le kufr ne serait pas kafir sauf s'il ouvrait délibérément son cœur à celui-ci, celui qui est contraint ne serait donc plus une exception. Hors lorsqu'Allah fait une exception de celui qui est contraint, on comprend donc que toute personne qui dit le kufr sauf celui qui est sous la contrainte a ouvert son cœur délibérément au kufr.

"De même, Cheick Ibnu Hazm commente le verset en disant ceci : " Dans le texte coranique, il s'avère que celui qui prononce une parole de kufr sans contrainte commet explicitement le kufr (la mécréance).

2) Les murji'a contemporains font l'amalgame entre celui qui délaisse une injonction divine dans un cas donné de jugement et un gouverneur qui applique des lois en dehors de la chari'a d'Allah.

Cheick Al-Maqdissi - qu'Allah le protège - essaye de montrer la différence qui existe entre un juge qui, dans un état, applique la chari'a islamique et qui, par injustice ou corruption, délaisse l'injonction divine et juge par une autre loi et celui qui juge par des lois et injonctions différentes en contradiction avec la chari'a islamique dans un état où la base du jugement repose sur des lois humaines. Ce dernier cas étant un kufr délibéré et clair.

3) Ils énoncent également une règle sans restriction qui dit : " Nous nous abstenons de jeter l'anathème de kufr sur un musulman lorsqu'il commet un péché sauf s'il considère celui-ci licite. "Cheick dit : " Ceci, à la différence des vrais salafis qui disent la même chose mais en ajoutant une condition sine qua non qui est que le péché ne doit pas être considéré en lui-même comme un kufr.

Il est, d'ailleurs, rapporté dans un hadith authentique de Bukhari et Muslim qu'une personne dit un jour au Prophète (sallalahou aleyi wa) : " Quel est le péché le plus capital (grand) ? Le Prophète (sallalahou aleyi wa) répondit : " Quand tu donnes à Allah un égal (associé) alors que c'est Lui qui t'a créé… " Cette condition, soulignée par les vrais salafs, est très important car elle fait la différence entre deux catégories de péchés :

- les péchés non annulateurs de la foi (adultère, vol, mensonge…)

- les péchés annulateurs de la foi (prendre un associé avec Allah, insulter Allah…)

III. Les fruits amères de cette aqida murji'ite-jahmite

1) La soumission au taghout et la tolérance du kufr, alors qu'Allah a enseigné aux Prophètes : " de croire en Allah et de renier le taghout " le premier fondement de l'islam

2) La destruction à long terme des piliers de l'Islam (les actes ne rentrent pas dans ce qu'on appelle al-iman, le credo : la foi est dans le cœur !)

3) Le combat des faux salafis est axé sur ceux qui combattent le taghout et veulent le déloger par les moyens qu'Allah a autorisé (Al jihad dans le sentier d'Allah)

IV. Conclusion

A la fin, le Cheick - qu'Allah le protège - s'adresse à ceux qui ont une bonne conception de la réalité vécu et ne confondent pas entre l'époque antérieure des salafes et celle d'aujourd'hui où les gouverneurs appliquent d'autres ordonnances et lois de kufr en dehors de la chari'a d'Allah leur rappelant que le plus fort lieu dans al-imane est l'amour en Allah et le reniement en Lui seul et ne pas s'attrister devant la vindicte des murji'ites qui défendent les taghouts tout en se faisant passer pour des salafis.

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