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 Asma (ra)

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Fajrine
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MessageSujet: Asma (ra)   Sam 14 Jan - 16:19:47

Salam 1

Sa généalogie

Son père, était Abou Bakr (رضي الله عنه).
Sa demi-soeur était 'Âicha (رضي الله عنها).
Son époux, était Az-Zoubayr Ibn Al-'Awwâm (رضي الله عنه).

Elle était de dix ans plus âgée que sa sœur 'Âicha de même père et elle était la sœur de 'Abdoullâh Ibn Abi Bakr de même père et de même mère. Sa mère s'appelle Qatlah ou Qatilah la fille de 'Abdou l-'Ouzza elle était de Qouraych de Banou 'Ammar Ibn Rouway.

Sa naissance

Elle est née vingt sept ans avant l'émigration.

Sa conversion

Asma était l'une des premières à embrasser l'Islam. Seuls dix-sept personnes environ, hommes et femmes confondus, devinrent musulmans avant elle.

Sa vie d'épouse

Az-Zoubayr Ibn l-'Awwam Ibn Khouwaylid l'avait épousée et lui donna 'Abdoullâh 'Ourwah Al-Moundhir ainsi que 'Asim Al-Mouhajar Khadijah Al-Koubra 'Oummou l-Haçan et 'Âicha. Il l'avait épousée alors qu'il n'avait sur terre ni bien ni esclave ni rien d'autre que son cheval. Elle affourageait son cheval et il lui donnait sa nourriture. Elle pilait les grains et elle lui donnait de l'eau. 'Asma' disait "

Je pétrissais et je ne savais pas bien faire le pain alors des voisines à moi parmi les 'Ansar les partisanes qui étaient des femmes véridiques faisaient le pain pour moi ". Elle a dit : Je transportais les grains de la terre de Az-Zoubayr que le Messager d'Allâh avait accordé à mon nom et il se trouvait à deux tiers de farsakh.

Elle a dit : " Un jour j'étais venue avec les grains sur ma tête j'ai rencontré le Messager d'Allâh un groupe de ses compagnons l'accompagnait il fit des invocations pour moi puis me dit ce qui signifie : " Viens " pour me prendre derrière lui. Alors j'ai eu honte de marcher avec des hommes et je me suis rappelée Az-Zoubayr et sa jalousie. " Elle a dit : "

Le Messager d'Allâh a su que j'avais eu honte et je suis allée à la rencontre de Az-Zoubayr et je lui ai dit : j'ai rencontré le Messager d'Allâh avec les grains sur ma tête avec lui un groupe de compagnons et il a fait accroupir sa monture pour que je monte avec lui mais j'ai eu honte car je connais ta jalousie ". Il a dit : " Par Allâh le fait que tu portes les grains m'est plus difficile que le fait que tu montes".

Elle a dit : " Jusqu'à ce que Abou Bakr l'apprenne il envoya une femme à notre service qui a satisfait à mon travail c'est comme s'il m'avait affranchie. " Az-Zoubayr était dur avec elle. Un jour elle était allée voir son père et s'était plainte de lui. Il lui a dit : " Fille fait preuve de patience l'épouse si elle a un mari vertueux qui meurt et qu'elle n'épouse personne après lui Allâh les regroupe au Paradis ".

On rapporta de Hicham Ibn 'Ourwah d'après son père qu'il a dit : " Je suis rentré voir 'Asma' alors qu'elle accomplissait la prière je l'avais entendue réciter cette 'ayah qui signifie : " Allâh nous a accordé la grâce et nous a préservé du châtiment ". Alors elle demanda que Allâh l'en préserve. Je me suis levé alors qu'elle demandait encore la préservation. Lorsque cela se prolongea je partis au marché puis je suis revenu elle était encore en train de pleurer en demandant la préservation.

Son aide lors de l'hégire du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Asma était l'une des rares personnes au courant des projets du Prophète (صلى الله عليه و سلم), qui avait pris la résolution de partir pour Médine. Le plus grand secret devait être gardé, car Qouraych voulait la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم). La nuit de leur départ, Asma leur prépara un sac de provisions ainsi que de l'eau pour leur voyage. Comme elle ne trouva rien pour attacher les récipients, elle décida d'utiliser sa ceinture (nitâq). Abou Bakr lui suggéra de la fendre en deux morceaux, ce qu'elle fit, et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) loua son geste. Depuis, elle fut connue comme étant "la femme aux deux ceintures".

Lorsque son père quitta La Mecque en compagnie du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il emporta toute sa fortune, qui s'évaluait à six mille dirhams, et ne laissa rien à sa famille. Quand Abou Quhâfa, le père d'Abou Bakr qui était encore un mushrik (associateur) apprit son départ, il se rendit à sa demeure et dit a Asma : "j'ai appris qu'il vous avait dépossédés de votre argent et vous avait abandonnés",

"Non, grand-père, répondit Asma, en fait il nous a laissé beaucoup d'argent". Elle prit des cailloux et les déposa dans une niche du mur où ils avaient pour habitude de garder l'argent. Elle les recouvrit d'un linge, puis prenant la main de son grand père qui était aveugle, dit : "Vois combien d'argent il nous a laissé".
En usant de ce stratagéme, Asma voulait dissiper les craintes du vieil homme et éviter qu'il ne leur donna quelque chose de ses propres richesses. Et ce parce qu'elle détestait recevoir de l'aide d'un mushrik (associateur), fut-il son propre grand-père.

Asma (رضي الله عنها) a dit : " Lorsque le Messager d'Allâh et Abou Bakr furent sortis un groupe de Qouraych parmi lesquels il y avait Abou Jahl était venu à nous et s'était arrêté devant la porte de Abou Bakr. Je suis sortie vers eux et ils m'ont dit : " Où est ton père fille de Abou Bakr ? " Je leur ai dit : " Je ne sais pas par Allâh où est mon père ". C'est alors que Abou Jahl leva la main il était méchant abominable et il m'a giflée sur le visage d'un coup tel que ma boucle tomba puis ils partirent ".

La naissance de son fils 'Abdoullâh (رضي الله عنه)

Lorsque la dernière émigration vers Médine eut lieu, après le départ du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Asma était enceinte. Cependant, ni sa grossesse, ni la perspective d'un voyage long et pénible ne la dissuadèrent de partir. Des qu'elle fut parvenue à Qouba, aux abords de Médine, elle mit au monde son fils Abdoullâh. Les musulmans s'exclamèrent : "Allâh est Le plus Grand" et "Il n'y a point d'autre Allâh qu'Allâh", mus par la joie et la gratitude, car Abdoullâh fut le premier né parmi les Muhâjirîn (émigrés) a Médine.

Sa vie modeste au début de son hégire

D'après Asma bint Abî Bakr (رضي الله عنها) : "Az-Zoubayr m'avait épousé, alors qu'il ne possédait sur terre ni biens, ni argent, ni esclave, ni autre chose à l'exception de son cheval. Je donnais à son cheval le fourrage, je lui assurais sa provende et prenais soin de lui. En outre je moulais les grains à son nâdih (chameau de pompage et d'arrosage) pour le nourrir, je puisais l'eau et je raccommodais ses outres. Je pétrissais aussi la farine, mais comme je n'étais pas habile à préparer le pain, des voisines, femmes des 'Ansâr, de bonnes amies, me faisaient le pain.

Je transportais sur ma tête les récoltes qui provenaient d'une terre que l'Envoyé d'Allâh (paix et bénédiction d'Allâh soient sur lui) avait concédée à Az-Zoubayr et cette terre était éloignée de ma demeure de deux tiers de parasange. Un jour que je portais le fardeau des récoltes sur la tête, je rencontrais l'Envoyé d'Allâh (paix et bénédiction d'Allâh soient sur lui) accompagné d'un certain nombre de ses compagnons. Le Prophète m'appela, puis fit agenouiller sa monture pour me prendre en croupe. J'éprouvais quelque honte à voyager avec des hommes et je songeais à ta jalousie (de Az-Zoubayr)". Mais, Az-Zoubayr, lui répondit : "Par Allâh, il m'eût été moins pénible de te voir en croupe derrière lui, que de porter cette charge sur ta tête". "Je continuai à mener cette existence, ajouta Asma, jusqu'au jour où Abou Bakr (son père), après cette aventure, m'envoya un domestique qui me débarrassa des soins à donner au cheval et il me sembla alors que je venais d'être affranchie". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Puis l'apparition de la richesse

Az-Zoubayr finit par devenir un des hommes les plus riches parmi les compagnons, mais en aucun cas cela remit en question les principes d'Asma. Son fils Al-Mundhir lui envoya une fois une robe très élégante, faite d'une étoffe coûteuse et raffinée. Asma, devenue aveugle, dit en touchant le tissu : "C'est affreux. Rends-la lui". Al-Mundhir en fut boulversé et dit : "Mère, elle n'est pourtant pas transparente". "Elle n'est peut-être pas pransparente, rétorqua-t-elle, mais elle trop étroite et laisse deviner les pourtours du corps".

Les derniers conseils qu'elle donna à son fils 'Abdoullâh (رضي الله عنه)

'Abdoullâh aspirait au Califat après la mort de Yazîd Ibn Mu'âwiyah. Le Hijâz, l'Egypte, l'Irak, le Khorasân et une grande partie de la Syrie lui étaient favorables et le proclamèrent Calife. Toutefois les Omeyyades continuèrent de contester ce Califat et dressèrent une armée formidable sous les ordres d'Al-Hajjâj Ibn Yûsuf Ath-Thaqafî. Des batailles implacables furent livrées entre les deux camps, durant lesquelles Abdoullâh Ibn Az-Zoubayr s'illustra par ses actes de bravoure et d'héroisme.

Malgré cela plusieurs de ses partisans ne purent supporter la contrainte persistante de la guerre et finirent par déserter peu a peu. Il se réfugia dans la Mosquée Sacrée de La Mecque et c'est là qu'il alla trouver sa mère, qui était alors vieille et aveugle, et dit : "Que la paix soit sur toi, mère et la clémence et la grâce d'Allâh".
"Et que sur toi soit la paix, Abdoullâh repondit-elle. Qu'est-ce qui t'amène ici à cette heure alors qu'au Haram (Mosquée Sacrée), les catapultes d'Al-Hajjâj font pleuvoir sur tes soldats des blocs de pierres qui secouent les maisons de La Mecque ?".
"Je viens te demander conseil", dit-il.
"Me demander conseil ?'' s'étonna-t-elle. "A quel sujet ?".
"Les gens m'ont abandonné par crainte d'Al-Hajjâj ou alors parce qu'ils se sont laissés tenter par ce qu'il avait à leur offrir. Même mes enfants et ma famille m'ont quitté. Il ne reste plus qu'une poignée d'hommes, qui, bien que vaillants et devoués, ne résisteront pas plus d'une heure ou deux. Les messagers des Banû Omayyah (les Omeyyades) sont dès à présent en train de négocier avec moi, m'offrant n'importe quelle richesse que je pourrai nommer. Devrais-je rendre les armes et prêter serment d'allégéance à Abd Al-Malik Ibn Marwan. Qu'en penses-tu".

Elle répondit en élevant la voix : "C'est ton combat, Abdoullâh, et tu te connais mieux que quiconque. Si tu penses que tu as raison et que tu defends la vérité, alors ne baisse pas les bras et bats-toi, à l'instar de tes compagnons qui ont persévéré et sont morts sous ton drapeau. Si toutefois tu désirais ce monde, quel pauvre malheureux tu serais. Tu te seras détruit, et tu auras détruit tes hommes".

"Mais, dit-il, je serai tué aujourd'hui, sans aucun doute..".
"Cela vaut bien mieux que de te rendre à Al-Hajjâj volontairement et que des esclaves de Banû Omayya jouent avec ta tête".
"Je n'ai pas peur de la mort, dit-il, je crains seulement d'être mutilé".
Et sa mère de lui signaler : "Il n'y a rien après la mort qu'un homme puisse craindre. Un mouton, une fois égorgé, ne ressent pas la douleur du dépecage".

Le visage d'Abdoullâh s'illumina et il dit : "Quelle mère vénérable ! Sois bénie pour la noblesse de tes qualités ! Je suis venu à toi en cet instant pour entendre ce que j'ai entendu. Allâh sait que je n'ai pas faibli ni désespéré. Il est Témoin que je n'ai pas combattu par amour de ce monde et ses tentations mais uniquement par colère pour l'Amour d'Allâh car Ses limites ont ete transgressées. Et me voici, m'en allant vers ce qui te réjouit. Donc si j'étais tué, ne t'afflige pas et rends-moi grâce auprès d'Allâh".

"Je ne m'affligerais pas, dit Asma - vieillie mais resolue - que si tu étais tué pour une cause vaine et injuste".
"Sois assurée que ton fils n'a pas soutenu une cause injuste, qu'il n'a commis aucune mauvaise action, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune injustice envers un musulman ou un dhimmi (non musulman vivant dans la société musulmane), et qu'il n'y a rien de plus plaisant à ses yeux que la Satisfaction d'Allâh, Le Tout Puissant, Le Plus Grand. Je ne dis pas cela pour alléger ma conscience. Allâh sait que je l'ai dit uniquement pour raffermir et rassurer ton Coeur".

"Louange à Allâh qui t'a fait agir conformément à ce qu'Il aime et ce que j'aime. Viens plus près de moi mon fils, que je puisse sentir et humer ton corps car cette rencontre est peut-être la dernière". Désignant son armure, elle dit : "Ceci, mon fils, n'est pas l'accoutrement de celui qui desire le martyre. Ôte-le. Cela rendra tes mouvements légers et rapides. Revêts plutôt ton sirwal (un long sous-vêtement) de sorte que si tu étais tué ta 'awrah (partie intime) ne serait pas exposée".
Abdoullâh retira son armure et mit son sirwal. Alors qu'il s'en allait vers le Haram pour rejoindre le combat, il dit : "mère, ne me prive pas de tes dou'a (prières)".

Levant ses mains au ciel elle pria : "Ô Seigneur, aie pitié pour ses longues heures de veille et ses sanglots dans les ténèbres de la nuit pendant que les gens dormaient. Ô Seigneur aie pitié pour sa faim et sa soif durant son voyage de Médine à La Mecque alors qu'il jeunait. Ô Seigneur bénis sa bienfaisance envers sa mère et son père. Ô Seigneur je lui rends grâce pour Ta cause et je me réjouis de tout ce que tu auras décidé pour lui. Et accorde-moi en hommage pour lui, la récompense de ceux qui sont patients persévérants".
A la tombée de la nuit, Abdoullâh était mort. A peine une dizaine de jours plus tard, sa mère mourut à son tour. Elle était alors âgée de cent ans. l'âge ne l'avait pas rendue infirme et n'avait pas altéré la vivacité de son esprit.
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