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 Circulation du sang

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Fajrine
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MessageSujet: Circulation du sang   Ven 16 Déc - 2:50:29

Salam walaykum

LA DECOUVERTE DE LA CIRCULATION DU SANG

Il est communément admis de nos jours et cela de manière injuste, que l’Espagnol Michel Servet ( Miguel Serverde ) est l’heureux découvreur de la « petite circulation du sang ou « circulation pulmonaire » au 16 éme siècle ( 1553 Ap-J.C ).

Cependant, preuve historique à l’appui, depuis le début 20ème siècle, nous savons que cette découverte est due à un autre, en outre un médecin musulman du 13ème siècle…….

En 1924, en effet, un jeune étudiant Egyptien nommé At-Tataoui, de la faculté de médecine de Fribourg rédige en langue Allemande une thèse surprenante.

Les quelques professeurs allemands qui ont lu son exposé s’empressent d’aller déterrer de vieux manuscrits de la bibliothèque nationale. Ils examinent, comparent, et force leur est de reconnaître que l’étudiant en médecine Egyptien At-Tataoui a dit vrai :

Au 13ème siècle, un médecin Arabe Egyptiens avait remarqué les défauts de construction de l’édifice de Galien et y avait apporté des amendements véritablement géniaux. Quatre cents ans avant Harvey et trois cents ans avant Servet, le médecin Ibn an-Nafis avait conçu l’idée de la circulation du sang et l’avait prouvée.

Le personnage :


Ibn an-Nafis ( 1177-1257 ) exerça les fonctions de médecin chef à l’hôpital Nassiri du Caire au 13ème siècle ( fondé par Salah ad-Din).Il enseigna également la logique, la Grammaire et la philosophie ( pluridisciplinaire comme la majorité de savants musulmans médiévaux ).
Grâce à ses idées moderne sur la thérapeutique, que ses admirateurs aient vu en lui le second Ibn Sina ( Avicenne ). L’étendue et la profondeur de sa culture étaient impressionnantes.

L’activité littéraire d’Ibn an-Nafis fut importante et étendue. Ce fut principalement un commentateur, mais doué d’un esprit indépendant et d’un savoir très large. On dit qu’il écrivit de tête la majeure partie de son œuvre sans référence à d’autre ouvrages. C qu’il semble confirmé par le fait, et lorsqu’il ne s’agit pas de commentaires.

Les principales œuvres d’Ibn an-Nafis sont :

-“Al kitab Ash-shamil fi tib”: Encyclopédie médicale de 80 volumes .
-“Al-Ktiab Al-muhadhathat fi Al-Kouhl”: Exposé complet et original des connaissances des arabes en matière d’ophtalmologie. Il fut utilisé par plusieurs auteurs postérieurs.

-Mu’djiz Al-Qanoun, « Les miracles du canon » : Extraits de toutes les parties du canon d’Ibn Sina ( Avicenne ), à l’exception de l’anatomie et de la physiologie. C’est un manuel concis de l’ensemble de la médecine, particulièrement utile pour les praticiens.

Et enfin suite à ses ouvrages antécédents, il commente les volumes du canon d’Ibn Sina relatifs à l’anatomie. C’est dans ce volume qu’il fait un commentaire dont découlera son développement sur sa théorie de « la petite circulation sanguine »

Ses observations tirées de son commentaire :

« Il y a des différences dans la structure des divers animaux. Il nous faut une anatomie comparée qui tienne comte de ces divergences ! » déclare Ibn an-Nafis.

Et « la dissection prouve » à cet observateur scrupuleux, qui sait également, et ce n’est pas le moins important, interpréter sans partialité ni préjugé le résultat de ses expériences, que :

1. « l’alimentation du cœur se fait ( non comme on l’avait cru jusque-là dans le ventricule droit mais ) par le sang qui coule dans les vaisseaux, ceux-ci irriguant le muscle cardiaque. » En quoi Ibn an-Nafis a découvert la circulation coronaire.

2. le sang pénètre dans le poumon pour s’y alimenter en air, non pour nourrir le poumon ( point que Harvey soulignera 400 ans après ).

3. Il existe entre l’artère pulmonaire et la veine pulmonaire des communications qui ferment le circuit à l’intérieur du poumon
(découverte que l’italien colombo revendiquera plus tard pour la sienne ).

4. La veine pulmonaire ne contient ni air ni »suie » ( qui de l’avis de Galien vont même jusqu’à parcourir la veine en sens inverse ), mais du sang.

5. Les parois de l’artère pulmonaire sont plus épaisses que celles de la veine pulmonaire et formées d’une double couche.
Remarquables découvertes d’Ibn an-Nafis que l’on a coutume d’attribuer à Servet, mais voici la plus sensationnelle :

6. La cloison du cœur n’est pas poreuse ! Le sang accomplit au contraire une révolution : « Il n’y a pas de communication entre les deux ventricules, car la cloison du cœur est étanche, elle ne possède ni ouverture visible, comme certains le croient, ni ouverture invisible, comme Galien l’a cru. Le cœur n’est absolument pas poreux, et le sang y est épais. Il ne fait d’ailleurs aucun doute que ce sang, après s’être désépaissi, s’écoule nécessairement par l’artère pulmonaire dans le poumon pour l’irriguer et se mélanger à l’air qui le purifie. Il est certains également que ce sang parcourt ensuite la veine pulmonaire pour pénétrer dans le ventricule gauche après s’être mélangé à l’air…. »

Cet ouvrage fut traduit en Occident par l’italien Andrea Alpago et imprimé à titre posthume à Venise en 1547.

Constat :

Voilà une description à la fois claire et simple de la petite circulation du sang. Cette théorie en contradiction ouverte avec les idées de Galien et d’Ibn Sina, anticipait partiellement sur la découverte fondamentale de William Harvey. Une théorie de la petite circulation identique à celle d’Ibn an-Nafis dans ces aspects essentiels et formulée en terme étrangement semblable, a été exposé par Michel Servet dans sa « Christianismi Restitutio » ( Vienne 1553 ).

Un exposé de la même doctrine par Réalto Columbo dans « De re anatomica libri XV » ( Venise 1559 ) en est un parallèle étroit. D’après une analyse philologique détaillée, il apparaît probable que Servet et Colombo ont eu connaissance directe de la théorie d’Ibn an-Nafis. Grâce, selon toute apparence, à Andrea Alpago, qui passa trente ans en syrie, voyagea beaucoup à la recherche des manuscrits arabes et est connu pour avoir traduit de l’arabe de nombreux textes médicaux.

Ibn an-Nafis mourut le 17 Décembre 1257 à l’âge de 80 ans au Caire. Il légua toute sa fortune à l’Hopital d’Al Mansour du Caire.

Sources : « Le soleil d’Allah brille sur l’occident » Sigrid Hunke, édition Albin Michel.
« Les savants musulmans oubliés de l’histoire » Hébri Bousserouel, édition la plume universelle.
« Ibn an-Nafis et la découverte de la circulation pulmonaire » Abdel Karim Chéadé, édition Damas.
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