Al-Fajr


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'islam dans le paysage provencal

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fajrine
Admin
Admin


Féminin Nombre de messages : 2270
Age : 6
Localisation : Devant votre ecran
Date d'inscription : 16/12/2005

MessageSujet: L'islam dans le paysage provencal   Dim 30 Juil - 21:48:44

Salam 1

L'islam dans le paysage provençal

La Croix 17-07-2006

Portés par le dossier symbolique de la grande mosquée de Marseille, les projets foisonnent dans la région

Après un siècle d’hésitations, Marseille aura sa grande mosquée. Lundi 17 juillet, le conseil municipal a voté à la quasi-unanimité la signature d’un bail emphytéotique de 99 ans, cédant à l’association La Grande Mosquée de Marseille un terrain de 8 600 m2 dans le 15e arrondissement. « C’est un moment historique et un symbole de reconnaissance pour les 150 000 à 200 000 musulmans de Marseille », s’est réjoui, ému, Nourredine Cheikh, président de l’association.

Plus qu’un simple bâtiment, ce projet constitue le symbole du rattrapage dans lequel s’engage la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les musulmans doivent se contenter de 293 lieux de prière aménagés dans des foyers de la Sonacotra, des appartements et des caves… Des lieux trop exigus pour recevoir les fidèles dans des conditions décentes.

Six projets vont aboutir dans les années à venir, à commencer par la grande mosquée de La Seyne-sur-Mer (Var) dont la première pierre a été posée il y a deux mois. Le projet comprend un lieu de culte de 400 m2, un centre culturel, des salles de conférences et une bibliothèque. « Un lieu de rencontre et d’échange avec les citoyens de toutes confessions », précise Abderazak Bouaziz, président de l’association cultuelle et culturelle de La Seyne-sur-Mer.
"Pendant des années, la région a accusé un retard"

À Toulon, deux nouvelles salles de prière de proximité verront le jour, tandis que le conseil municipal de La Ciotat votera en septembre la proposition de construction d’une mosquée de proximité sur le terrain où les fidèles prient depuis seize ans, dans des bungalows de chantier anonymes.

Comment expliquer une telle profusion ? « Pendant des années, la région a accusé un retard, car la communauté musulmane était divisée », explique l’imam Abderrahmane Ghoul, porte-parole du Conseil régional du culte musulman (CRCM) en Paca. Depuis juin 2005, cet imam, affilié à la Grande Mosquée de Paris, a fédéré les différentes tendances de la région et chapeaute les négociations entre les associations et les mairies. « Auparavant, nous étions confrontés à de multiples associations, toutes revendiquant un projet différent. Le CRCM a permis d’avoir un interlocuteur identifié et légitime », explique Arthur Paecht, maire de La Seyne-sur-Mer.

Les élus sont réalistes : les musulmans y représentent entre 8 % à 12 % de la population. « Les musulmans de France sont des Français musulmans. Ils sont dans la République et non pas à côté. Nous devons répondre à leur droit de pratiquer leur culte dans un endroit digne », affirme David Lisnard, adjoint au maire chargé des affaires cultuelles de Cannes, dont le conseil municipal votera lundi la cession d’un terrain de 1 900 m2 pour construire une mosquée de proximité, remplaçant la tente où 200 personnes prient depuis un an et demi, après la fermeture de la salle du foyer Sonacotra pour des raisons de sécurité.
"La religion musulmane sur la voie de la reconnaissance"

Pragmatique, Michel Caillat, maire d’Istres, estime que la construction de lieux de culte pour les musulmans répond aussi à un objectif de transparence : « Mieux vaut un lieu digne identifié et officiel que des endroits douteux dans lesquels risquent de se développer des discours radicaux. »

Pionnières, les municipalités d’Istres et d’Aubagne ont donné leur feu vert dès 2000. À Aubagne, la blancheur de la mosquée de 500 m2 tranche avec les bâtiments de la zone commerciale. Stucs et décorations florales recouvrent les murs de la salle de prière des hommes, tandis qu’à l’entrée, des cartons de carrelage s’entassent. « Nous espérons avoir terminé les travaux pour la fin du Ramadan en novembre », explique Hafidikaddour Hafidi, président de l’association Dar-Es-Salam, qui a financé l’achat du terrain et les travaux grâce aux 380 000 € de dons des fidèles.

En attendant la fin du chantier, planches et pots de peinture jonchent le sol, mais peu importe : ici, les fidèles se sentent chez eux. « La religion musulmane est sur la voie de la reconnaissance », se félicite, Si-Mohamed, qui, à 19 ans, se sent enfin « considéré comme un Français musulman ». Les mentalités ont évolué.

À travers l’édification de lieux de culte officiels, les associations musulmanes n’aspirent qu’à une chose : faire découvrir un islam modéré et effacer des esprits l’amalgame « islam = terrorisme ». Cette image engendre encore des craintes, comme à Nice (Alpes-Maritimes), où l’association Moubarak et la mairie se livrent à un bras de fer depuis des mois.
"Du racisme et de la discrimination!"

En novembre 2005, le maire, Jacques Peyrat, avait déclaré : « Ce n’est pas le moment, face aux violences urbaines et à la montée de l’islam radical, d’installer en plein cœur de Nice une terre d’islam. » « Depuis, à chaque fois que nous avons souhaité acquérir un lieu en centre-ville, la mairie a usé de son droit de préemption. C’est du racisme et de la discrimination ! », s’emporte Abdelhamid Razzouk, président de l’association.

Contacté, le maire de Nice a refusé de s’exprimer sur ce sujet. Depuis, un groupe de travail a été créé en partenariat avec le CRCM. « Nous avons obtenu un permis de construction pour aménager une salle de prière de 1 000 m2 et remettre à niveau la vingtaine de salles de prières existantes », dit Otman Aïssaoui, délégué départemental du CRCM.

Les musulmans plaident pour la transparence. Les mosquées d’Istres, Aubagne, Marseille et La Seyne-sur-Mer comprendront des espaces culturels ouverts aux non-musulmans, tandis que la mosquée d’Istres sera ouverte aux visites scolaires. « Nous voulons partager notre culture afin qu’elle ne soit pas entachée d’obscurantisme, c’est le seul moyen de dissiper les craintes », assure l’imam istréen Boujeema Imaghri. L’architecture ultra-contemporaine de sa mosquée résume l’ambition de toute une communauté : se fondre dans le paysage.

Corinne BOYER, à Marseille

***
Des projets soutenus par les autres religions

Conformément à leur longue tradition d’entente interreligieuse, les différentes communautés de Marseille ont toutes apporté leur soutien au projet de grande mosquée. Dans le Var, le service de relation avec l’islam du diocèse de Toulon a même joué les médiateurs auprès des pouvoirs publics. «Nous avons rencontré les élus du quartier Pontcarral afin d’offrir des clés de discernement et d’éviter les amalgames dans une région marquée par un fort vote en faveur du Front national», explique Gilles Rebeche, diacre du diocèse de Toulon pour qui l’Église catholique constitue une « autorité morale reconnue dans la pratique de la laïcité».




Sources:
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2275120&rubId=4078
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://al-fajr.fr-bb.com
 
L'islam dans le paysage provencal
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'islam dans le livre de l Apocalypse (islam = 666)
» comment c'est propagé l'islam dans le monde
» Présentation rapide de l'Islam dans le monde: une bonne base pour les non musulmans.
» L'islam / Le coran dans la Bible?
» Mahomet dans la Bible ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Al-Fajr :: Espace Culturel :: News - International-
Sauter vers: