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 La dot

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Fajrine
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MessageSujet: La dot   Mer 30 Aoû - 17:07:57

Salam 1

L'obligation de payer la dot (salaire d'honneur)

Les Versets Coraniques:

* « Et donnez aux épouses leur salaire d’honneur, comme de droit. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, consommez-le alors en bien manger et bien boire. » (Les femmes, 4).

Þ A cet effet, il est à savoir que le salaire d’honneur est un droit dû à la femme, dont le mari ne peut disposer. Il ne peut donc pas l’obliger à payer avec son salaire son trousseau. C’est à lui que revient le paiement de l’habitation, les meubles de la maison, les vêtements de la femme et ses différentes dépenses (à l’encontre de la tradition en vigueur de nos jours) sauf si elle accorde une part de son salaire de bon gré. Le verset coranique cité ci-haut constitue une preuve remarquable. Mais un grand nombre d’hommes exige des parents de sa fiancée d’acheter une multitude de robes, des meubles, des bibelots et des récipients, un acte pareil constitue un moyen d’usurpation de l’argent des autres et une contradiction à la législation divine refusée par tout homme digne et croyant en Dieu et au Jour dernier.

* « Si vous voulez substituer épouse à épouse et que vous ayez donné à 1’une un quintar, n’en reprenez rien. Quoi! Vous le reprendriez au prix d’une calomnie et d’un péché manifeste? Et comment le reprendre, une fois que vous vous êtes découverts l’un à l’autre, et qu’elles ont obtenu de vous une alliance ferme? » (Les femmes, 19-20)

Þ A condition qu’il l’ait accordé de bon cœur sans que la famille de la fiancé l’ait stipulé ou exigé.

Les Hadiths:

* «Tout homme qui promet de payer à son épouse un salaire d’hon_neur d’un montant déterminé sans avoir l’intention de le lui payer vraiment effectue un acte de vol. S’il meurt sans lui avoir payé son dû, il se présentera devant le Seigneur comme fornicateur.» (Rapporté par Tabar_ani) Ce hadith est considéré comme authentique.

* «La plus légitime des conditions serait de payer la dot exigée par vos épouses». (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).(source 2)

Interdiction d'exagérer la dot

Les Hadiths:

* "Pour rendre une femme heureuse, facilitez ses fiançailles, sa dot et sa descendance." (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, An-nassa’i). Ce hadith est considéré comme bon.

* Une femme s’est adressée au Prophète d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salue, en disant: «Messager d’Allah, je m’offre à toi. » Le Prophète la regarda longuement puis baissa la tête. A ce moment, un homme se leva et lui dit: «Si tu n’en veux pas, donne-la moi pour épouse. » As-tu quelque chose à lui offrir comme dot?» demanda le Prophète. « Je n’ai que ce que je porte sur moi, mon izar, répondit l’homme. » « Cherche, ajouta le Prophète, même une bague en fer.» L’homme chercha mais ne trouva rien. Le Prophète redemanda alors: «Connais-tu des sourates du Coran?» « Oui, répondit l’homme, la sourate telle et telle». Ainsi, conclut le Prophète, je te marie avec elle, contre ce que tu connais de Coran. »

Dans une version, il est dit que le Prophète a conclu en disant: «Je vous déclare mari et femme, enseigne-lui le Coran.»

Þ Le hadith ne signifie pas que le port de la bague en fer est permise même aux femmes, mais le but en est d’exploiter sa valeur vu que le Prophète a interdit son port suite à l’histoire qui raconte que le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, a vu un des compagnons porter une bague en or. Il s’est détourné de cet homme qui enleva la bague et en prit une autre en fer. Le Prophète lui dit: «C’est un mal. Ce sont les gens du Feu qui portent ce bijou.» L’homme jeta la bague et porta une autre en argent (Rapporté par Ahmad dans son Masnad). Conformément a sa chaîne de transmission, ce hadith est considéré comme bon.

On rapporte également que lorsque le Prophète qu’Allah le bénisse et le salue, lui demanda une bague en fer mais en vain, l’homme lui dit: «Voilà mon izar, je lui en donne la moitié.» Le Messager d’Allah lui dit: «Quel bien lui ferait ce manteau? Si tu le portes, elle ne l’aura pas sur elle et si elle le porte, tu ne l’auras pas sur toi.» L’homme s’est assis et a longuement réf_léchi. Ensuite, il se leva et était sur le point de partir lorsque le Prophète l’appela et lui demanda: «Quelles sont les sourates que tu connais?» « La sourate telle et telle fut la réponse et la suite du hadith est identique à la précédente. » (Rapporté par les cinq imans).

* Abou Salama raconte: «J’ai demandé à ‘A’isha: « A combien s’élevait la dot offerte par le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue? » «Il a payé à ses femmes 12 onces et un nach,» répondit-elle. « Sais-tu quel est l’équivalent d’un nach? » re demanda-t-elle. « Non, » répondis-je. « ½ once, » répliqua-t-elle. « C’est plutôt 500 Dirhams, » rétorquai-je. (Mouslim).

* Ibn ‘Abbas, qu’Allah l’agrée, raconte: «Lorsque ‘Ali épousa Fati_ma, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah lui dit: «Offre-lui quelque chose». « Mais je ne possède rien, » répondit ‘Ali. « Offre-lui donc ton bouclier. »(Rapporté par An-nassa’i, Al-Hakem). Ce hadith est considéré comme authentique.

Þ Telle était la dot de la fille du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salue. Son père a accepté ce bouclier qui ne lui était d’aucun profit sauf qu’il consti_tuait tout simplement un symbole. L’Islam a donc exhorté les croyants à faciliter le mariage et non pas à suivre les traditions inconvenantes de ce siècle qui pourraient ruiner l’époux.

* Anas raconte: « Abou Talha épousa Oum Soulaim. La dot sur laquel_le ils se sont convenus fut l’Islam! Oum Soulaim s’est convertie à l’Islam avant Abou Talha et exigea, lorsqu’il lui demanda sa main, qu’il se conver_tisse à son tour. » (Rapporté par An-nassa’i). Ce hadith est authentique.

* ‘Omar Ben Al-Khattab a dit: «N’élevez point avec exagération la dot des femmes. Si cette exagération avait été une considération dans la vie d’ici-bas et un signe de piété auprès de Dieu, votre Prophète en aurait été plus digne que vous». La dot payée par le Prophète à ses épouses et exigée par lui lors du mariage de ses filles n’a point dépassé le montant de douze onces (d’argent). » (Rapporté par Ahmad dans son Masnad, At-Tirmizi, et An-nassa’i). Ce hadith est authentique.

* ‘Ali Ben Abi Taleb, qu’Allah l’agrée, raconte: «Le trousseau de Fatima, la fille du Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, était composé d’un tissu de velours et d’un oreiller fourré de paille».

* Jaber qu’Allah l’agrée, raconte: «Nous avons assisté au mariage de Fatima. On n’a jamais vu un plus beau mariage. On a fourré son matelas de fibres, apporté et mangé des dattes sèches et du raisin sec. Son matelas était recouvert, la nuit de ses noces, d’une peau de bélier. »

Þ Grande est donc la différence entre la simplicité et la facilité caractérisant ce mariage et l’extravagance de celui des filles et des femmes des rois et des princes. Ces derniers ont, dans certains cas, conduit à l’épuisement du trésor public. Nous citons de ces mariages:

- (1) Le mariage du Ma’mune et de Burane. La demeure du Calife fut re_couverte de pierres précieuses. Les femmes étaient invitées à en prendre le nombre qu’elles désiraient, en l’honneur de la mariée. Lorsque les princes et les commandants des armées se sont réunis, le Calife a jeté sur eux des papiers sur lesquels étaient inscrits les noms des villages offerts. Ce mariage satanique fut, en plus, nommé «l’appel à l’Islam».

- (2) On résume un extrait du livre intitulé «Trois mariages ont abouti à la banqueroute de la trésorerie» écrit par Dr. Muhammad Ahmad Al-Hafni: «Les historiens racontent que le trousseau de Quatr An-nada, fille de Khamarawiyah et épouse du Calife Al-Mo’tadid, était constitué, entre autres: d’un banc formé de quatre blocs d’or surmonté d’un dôme en or treillé. De chaque oeil du treillé était suspendue une boucle sertie d’une pierre précieuse ainsi qu’un mortier en or pour pulvériser les arômes et mille blocs d’or d’un montant de 10 dinars chacun.

Les dépenses extravagantes de Khamarawiyah ne se sont pas limitées à la préparation du trousseau de fille; il a également arrangé son déplacement de l’Egypte à Bagdad en donnant l’ordre de construire un palais aux différentes étapes du voyage afin que sa fille y demeure et y trouve tout ce dont elle a besoin. Ibn Khillikan raconte que le montant du salaire d’honneur de Quatr Annada s’élevait à un million de dirhams, somme négligeable en comparaison avec la totalité des dépenses de Khamarawiyah. Il suffit qu’on mentionne que Ibn Al-Khasas, le bijoutier chargé de préparer le trousseau, a obtenu la somme de quatre cent mille dinars.

- (3) Le mariage des filles du Khidyawiy Isma’il. Les extravagances de ces mariages se sont uniquement rapportées aux trousseaux des quatre filles d’Isma’il. Il a réuni les plus précieux bijoux sertis de diamant et de rubis ainsi qu’un grand nombre de récipients en or. Chaque trousseau comptait aussi un lit plaqué d’une épaisse couche d’or pur et dont les colonnes étaient serties de rubis et de turquoises. Ce mariage a abouti à la banqueroute des la trésorerie publique du monde arabe, l’empêchant ainsi de fournir et préparer les armées. Aussi les croisés et les Moghols ont-ils pu, jadis, envahir le monde arabe et récemment les Anglais ont pu intervenir en Egypte et l’accaparer.

source http://www.annissa.edaama.org/mariag...riageindex.htm
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