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 L'Imâm Al-Bukhârî (ra)

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Fajrine
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MessageSujet: L'Imâm Al-Bukhârî (ra)   Sam 17 Déc - 0:13:08

Salam walaykum

L'Imâm Al-Bukhârî

La cidatelle du Hadith

L'Imâm des musulmans, l'Exemple des pieux, le Savant du Hadîth et la Référence des savants, Abû cAbdillah Muhammad Ibn Ismâcîl Ibn Ibrâhîm Ibn Al-Mughîrah Ibn Bardizbah, surnommé Al-Bukhâri, en référence à sa ville natale, Bukhârah.

Sa jeunesse et le début de son apprentissage

L'Imâm Al-Bukhâri naquit en 194 AH, à Bukhârah, dans la région de Khorasân. Le père de l'Imâm Al-Bukhârî, un homme aisé, mourut alors que son fils était très jeune et c'est son épouse qui prit le plus grand soin de l'éducation de leur fils orphelin. Ahmad Ibn Al-Fadl Al-Balkhî rapporte au sujet de l'Imâm Al-Bukhârî : « Dans son enfance, il perdit la vue. [Un jour], sa mère vit le prophète Ibrahîm - que la paix soit sur lui - dans un rêve ; il lui annonça la bonne nouvelle : « Dieu a rendu la vue à ton fils grâce à tes nombreuses prières et invocations ». » Ainsi Dieu exauça les prières de sa mère et l'Imâm recouvrit sa vue.

Avide de science et doué d'une mémoire exceptionnelle, il commença à étudier les hadîths à l'âge de onze ans en mémorisant la compilation de hadîths de Ibn Al-Mubârak (soufi et grand juriste de son temps). Il finit la mémorisation du Coran avant l'âge de seize ans. On relate que dans sa jeunesse il connaissait déjà par cœur soixante-dix mille hadiths de notre prophète Muhammad- Paix et Bénédiction d'Allah sur lui.

A l'âge de seize ans, après avoir appris le Hadîth par les spécialistes de cette science à Bukhârah, il voyagea avec sa mère et s'installèrent à la Mecque. Pendant leur séjour, il étudia le Hadith par d'éminents savants de la Mecque, notamment Al-Humaydî qui lui enseigna aussi la jurisprudence de l'Imâm Ash-Shâfici. A l'âge de 18 ans, il écrivit son premier livre sur les compagnons du prophète Muhammad (pbsl) et les successeurs (la génération qui suivit celle des compagnons), qu'Allah les agrée.

Il dit à Abû Jacfar Ibn Muhammad Abû Hâtim Al-Warrâq : « J'ai étudié les livres d'Ibn Al-Mubârak et Wakîc et je connaissais déjà leurs écrits par cœur à l'âge de seize ans. A dix-huit ans, j'ai commencé à compiler les comportements et les paroles des Compagnons et des Successeurs [en arabe : at-tâbicûn]. C'était au temps de cUbayd Allah Ibn Mûsâ. J'ai rédigé Kitâb At-Târîkh [i.e. Le livre d'Histoire] près de la tombe du prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - les nuits de lune. […] ».


Abondance de son savoir

Dans l'espoir d'acquérir le savoir et de compiler des hadiths exacts (ou intègres) [en arabe : sahîh], il parcourut la terre à la recherche des savants du hadîth. Il fut le disciple de nombreux savants de la Mecque, de Médine, de Damas, de cAsqalân, de Hims, du Caire, de Baghdâd, de Bassora, de Kûfah et de nombreuses autres villes. Il acquit le savoir en compagnie de savants tels que : l'Imâm Ahmad Ibn Hanbal, Abu cÂsim An-Nabîl, Muhammad Ibn cÎsa At-Tabbâc et Ishâq Ibn Mansûr. Parmi ses disciples, nous pouvons citer plusieurs grands noms comme : Muslim, Abû Zurcah, Abû Hâtim, At-Tirmidhî, Al-Marwazi, Sâlih Ibn Muhammad Jazarah, Ibn Khuzaymah, As-Sarrâj.

Dieu dota l'Imâm d'une mémoire exceptionnelle et sa contribution aux sciences du Hadîth est sans pareil. cAbd Ar-Rahmân Ibn Muhammad Al-Bukhâri rapporte qu'il entendit Muhammad

Ibn Ismâcîl dire : « J'ai rencontré plus de 1000 hommes [de science] du Hidjâz [en Arabie] , Iraq, Syrie, Egypte et Khorasân » et il poursuivit jusqu'à ce qu'il dit : « Ils soutenaient sans exception le principe stipulant : « La Religion repose sur des actes et des paroles, et le Coran est la Parole d'Allah ». »

Ibn cUdayy dit : « Un nombre de savants apprirent qu'Al-Bukhâri serait prochainement de passage à Baghdâd. Ils choisirent 100 hadiths dont ils brouillèrent les chaînes de transmission et les textes, donnant ainsi à chaque Hadîth une chaîne de transmission autre que la sienne. Chaque savant prit 10 de ces hadiths et s'apprêta à mettre Al-Bukhâri à l'épreuve durant leur rencontre. Les gens s'assemblèrent et l'un des savants confronta Al-Bukhâri avec le premier de ses 10 hadîths. Il répliqua « Je ne le connais pas ». Le savant lui cita un autre hadîth. Il répondit « Je ne le connais pas. » et ainsi de suite jusqu'au dixième hadîth.

Les gens avertis [initiés à la science du hadith] parmi l'audience se regardèrent et dirent : « L'homme s'y connait. », les autres pensèrent que c'est un ignorant. Puis un autre savant exposa à son tour ses dix hadîths, puis un autre, jusqu'au centième hadîth et Al-Bukhâri répondait invariablement « Je ne le connais pas. ». Quand il vit qu'ils avaient terminé, il se retourna vers le premier savant et dit « La chaîne authentique de ton premier hadîth est ceci, celle de ton deuxième hadîth est ainsi etc. » puis il fit de même avec le deuxième savant, puis le troisième, et il poursuivit avec chacun d'eux jusqu'au centième hadîth. A ce moment, tout le monde eut la certitude qu'il était un Hâfidh [i.e. ils reconnurent la qualité de sa mémorisation]. »

Al-Warrâq dit « j'ai entendu Sâlim Ibn Mujâhid dire : « Je rendais visite à Muhammad Ibn Sallâm Al-Bikandi et il me dit : « Si tu étais venu plus tôt, tu aurais vu un garçon qui connaît par cœur 70 000 hadîths. ». Je suis sorti à sa recherche. Lorsque je l'ai trouvé, je demandais « Est-ce toi qui dit connaître par cœur 70 000 hadîths ? », il [i.e. Al-Bukhâri] répondit « Oui, et plus encore, et jamais je ne te citerai un hadîth

d'un Compagnon ou un Successeur sans que je sache la date et le lieu de leur naissance et de leur mort, et là où ils vécurent. Et je ne narre [de leurs hadîths] que ce qui est certain et fondé sur un principe de la religion de Dieu, dans le Livre de Dieu et La Sunnah de Son Messager ». Ainsi Al-Bukhâri fut non seulement un muhaddith d'exception [un spécialiste du Hadith] mais également un grand juriste (faqîh). D'ailleurs Al-Khozâci dit : « Al-Bukhâri est le faqîh de cette Ummah » ( faqih signifie spécialiste en jurisprudence.)

Ibn cUdayy dit : Muhammad Ibn Al-Qumîsi me rapporta : j'ai entendu Muhammad Ibn Hamdawayh dire : j'ai entendu Muhammad Ibn Ismâcîl [Al-Bukhâri] dire : « je connais par cœur 100 000 hadîths intègres [i.e. hadîth sahîh] et 200 000 hadîths d'authenticité questionnable. »


Témoignages des savants à son sujet

Les témoignages faits au sujet de la science de l'Imâm et de ses qualités sont très nombreux. Nous nous contenterons ici de quelques exemples :

L'Imâm Ibn Khuzaymah dit : « Je n'ai vu sur terre plus savant en Hadîth que Muhammad Ibn Ismâcîl Al-Bukhâri ».

Muhammad Bashshâr disait : "Les sommités en terme de mémorisation sont au nombre de quatre sur terre : Abû Zurcah à Rayy, Muslim à Naysabûr, cAbd Allah Ad-Darimi à Samarqand et Muhammad Ibn Ismâcîl à Khorasân."

Qutaybah Ibn Sacîd dit à son sujet : "il était à son époque ce que cOmar fut parmi les Compagnons, et si Muhammad Ibn Ismâcîl vivait du temps des compagnons, il aurait été un phare.(ayah)."

Al-Khozâci dit : « Al-Bukhâri est le faqîh de cette Ummah ».


Piété et adoration

Il fut l'exemple du dévot et du savant éprouvant une crainte révérencielle envers Allah. C'est l'homme aux prières nombreuses et au cœur recueilli et éveillé. Pendant le mois du ramadan, il récitait le Noble Coran en entier dans la journée, et un tiers du Coran avant l'aube tous les jours.

Al-Farabari dit : Muhammad Ibn Ismâcîl m'a dit « Je n'ai jamais écrit un hadîth dans le Sahih [son livre Sahîh

Al-Bukhâri] sans avoir effectué al-ghusl [ablutions majeures] et prié deux rakcah au préalable. »

Al-Warrâq rapporte : « Pendant mes voyages avec Abû cAbd Allâh, lorsqu'il arrivait que nous dormions dans la même maison, je le voyais se lever la nuit entre quinze et vingt fois. Chaque fois, il allumait sa lampe et il extrayait des hadîths en les annotant. Puis il s'allongeait de nouveau. A l'approche de l'aube, il avait l'habitude de prier trente rakcah [2 par 2] et il ne me réveillait jamais. Je lui dis une fois : « Tu endures cela pour toi-même, pourquoi ne me réveilles-tu pas aussi [pour prier] ? Il répondit : « Tu es un homme jeune et je n'aime pas troubler ton sommeil. ». »


Son livre Al-Djâmic As-Sahîh

L'Imâm rédigea différents ouvrages de hadîths. Dans son livre Al-Djâmic As-Sahîh [littéralement : "La Somme Authentique"], après un examen minutieux et rigoureux, il enregistra des paroles du prophète -pbsl- dont la chaîne de transmission ne se compose que de transmetteurs justes et fiables, sans défaut ni brisure. Pendant seize ans, il scruta 600 000 hadîths et retint 7,275 hadîths dont l'authenticité est au-delà du moindre doute.

Dans l'étude des chaînes de transmission, il ne disait jamais d'un homme « c'est un menteur ! », il disait « telle personne l'a démenti », « telle personne l'a traité de menteur », « non digne de confiance ». Lorsqu'Al-Bukhâri qualifiait un homme de « non digne de confiance », il ne narrait pas de hadîth de lui.

Il y a un consensus parmi tous les savants de l'Islam au sujet de l'abondance exceptionnelle de son savoir, ses bonnes manières, son caractère noble et généreux. Son livre précieux Al-Djâmic As-Sahîh est la meilleure référence de tous les temps en matière de hadîths authentiques.

La Citadelle du Hadîth , le maître des muhaddithînes, le Rempart des sciences de la tradition, le flambeau de la communauté, l'exemple du pieux, l'Imâm de l'Islam, Abû cAbd Allah Al-Bukhâri retourna auprès d'Allah en 256 AH, à Samarqand (v. d'Ouzbékistan, Asie centrale). Qu'Allah le récompense pour ce qu'il fit et ce qu'il fut pour l'islam et qu'Il lui fasse miséricorde. Âmîn.
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MessageSujet: Re: L'Imâm Al-Bukhârî (ra)   Mer 28 Déc - 23:15:57

As-salam walaykum

LA VIE DE L’IMAM BOUKHARI
(RAHMATOULLAHI ALAYHI)
(Hidjri 810-870)


Il est trois heures du matin. Des myriades d’étoiles scintillent dans le firmament. Un lourd Silence plane sur la grande Cité de Bukhara. Toute la création d’Allah sommeille. Cependant l’épouse d’Ismaè.l, qui est un riche commerçant, prie. Comme à l’accoutumée, elle vient juste de terminer la lecture du Saint Coran en deux rakats et ses mains levées vers le ciel implorent la faveur du Tout Puissant pour que son fils, frappé de cécité, qui dort à son côté, recouvre la vue. Les larmes missellent sur ses joues et elle prononce ces mots

«O Allah I Si vous rendez la vue à mon enfant, le m’engage sôlennellement à l’initier dans votre voie et à lut apprendre le Saint Coran et les traditions (Hadiths) par coeur et il les enseignera aux autres.»

Le jour suivant, le Tout-Puissant exauça les prières de l’épouse d’Ismaèl et l’enfant recouvra la vue. Tout te monde parla du miracle du Saint Coran et bon nombre d’incroyants se convertirent à l’Islam. Quand cet enfant de 4 ans deviht adulte, il maîtrisa les traditions et il fut le maître des «Mohaddiçînes» (Ceux qui enseignent les traditions). Il se nommait Mohammad Bin Ismael Bukhari (R).

Imam Bukhari (RA) avait vu le jour au crépuscule d’un lundi 12 Chawwâl (19juillet 810). Ce fut également un lundi 12 Rabi - Ut - Awwal que notre Saint Prophète (saw) naquit. Ce qui incita le père de Bukitari à l’appeler Mohammad. Il était le cadet de la famille. Son frère aîné s’appelait Ahmad. A l’âge de six ans, Imam Bukhari (RA) apprit le Saint Coran par coeur par l’entremise de sa mère. Il maîtrisa la récitation du Saint Coran et nul ne put en faire autant dans toute la cité. Il reçut ses premières leçons religieuses de son père, qui fut aussi en son temps un érudit. Imam Bukitari (RA) écrivit dans son livre ‘Tarikh~-Kabir’ que son père fut l’élève de Hazrat Abdullah-Bin Mubarak (RA), lui-même le disciple de Allamah Ibn Ahmed Bin Youssouf Albekandi.

Imam Bukhari (RA) était doué d’une mémoire remarquable. A peine âgé de 14 ans, il avait appris dix mille haditits par coeur. Les étudiants qui apprenaient les traditions à Bukhara s’habituaient à le suivre comme s’il s’agissait d’un éminent maître. D’ailleurs, des personnages distingués venaient s’informer auprès de lui de ce que préconise la jurisprudence islamique concernant certains problèmes spécifiques.

Quand Imam Bukhari (‘RA) fut âgé de 17 ans, Sa mère se décida à faire un pélerinage (Hajj) en compagnie de ses deux fils Après un voyage pénible de plusieurs jours, ils arrivèrent à Hedjaz
où ils s’acquittèrent de leurs devoirs religieux. Ensuite, ils se rendirent à Médine (Madina Shariff)

pour se recueillir sur la tombe de notre Saint Prophète (saw)
Peu après, notre Saint Prophète (saw) apparût en rêve à Imarn Bukhari (RA) et lui ordonna de ne pas quitter Médine. Il y rèsta donc tandis que Sa mère et son frère retournèrent à Bukhara.

A cette époque, il y avait un institut, fondé par Hazrat Imam Malik. Ce dernier y avait réuni les traditions et y avait écrit un livre intitulé «Muatta». C’est là que Imam Châfi (R) avait appris les traditions de Hazrat Imam Malik. C’est aussi là que Imam Ibné Kasir avait complété ses études et avait mis le point final à son «Tafsirt~oran». De même, Hazrat-Sufian Thauri et Hazrat Fazal Bin Abbas y avaient terminé leurs études et s’en étaient allés propager l’Islam aux quatre coins du globe. Or, Imam Bukhari (RA) dut passer au même institut pour parfaire sa connaissance. Les maîtres d’alors étaient Imam Abou Al Walid et Allama Houmeidi. Imam Bukhari apprit les traditions de ces deux précepteurs et quelques unes de l’Imam Ahmad bin Hambal.

Après y avoir complété ses études, il s’en alla à pied à Basra, à Kufa, au Yémen, en Egypte et en Syrie d’où il recueillit les traditions de personnes dignes de foi et lettrées. Il maîtrisa plusieurs livres traitant les sujets les plus divers et il les apprit par coeur. Quant aux traditions, il était exceptionnel; il retint de mémoire quelque cent mille traditions et la perfection de ce don merveilleux résidait dans le fait qu’il se souvenait non seulèment du nom de chaque narrateur, mais aussi du jour et de la date de chaque récit. A cette époque, personne ne put l’égaler dans toute l’Arabie et La Perse. Quand le «Khatib» (celui qui prononce le sermon le Vendredi) écrivit l’histoire de Baghdad, il fit mention dans son livre que tout le monde des lettres le considérait comme le plus éminent professeur des traditions.

Hazrat Imam Bukhari (RA) relate qu’il avait vu en rêve que notre Saint Prophète (saw) s’asseyait et qu’il (Imam Bukhari) empêchait les mouches de s’approcher de lui. Le jour suivant, il s’enquérit auprès des gens quant à la signification de son rêve et on lui révéla qu’il allait mettre un terme aux fausses narrations des traditions ayant trait à notre Saint Prophète (saw) Quand il eut compris le sens de son rêve, il s’attela courageusement à réunir les traditions.

Après quinze ans de dur labeur, Hazrat Imam Bukhari (‘RA) acheva la collection des traditions, qui est mondialement reconnue comrne Sahîh Bukhari. Ce recueil est considéré comme étant le plus exact. Il est classé juste après le Saint Coran sur le plan de la valeur. Il était dans les habitudes de l’Imam Bukhari d’observer le jeûne, de prendre un bain et de faire deux rakats namaz nafil (prière facultative) avant de se mettre à écrire chaque Hadith et avant de la consigner dans Sa collection. Toute précaution a été prise lors de cette compilation.

Il est dit que Imam Bukhari (‘RA) durant son sommeil avait l’hahitude de recevoir la confirmation de l’authenticité de chaque tradition de notre Saint Prophète (saw) dans son rêve. Le «Bukhari Shariff» a été traduit en 55 langues internationales.

Bukhari Shariff comprend 9282 traditions. Une fois complété, Bukhari Shariff avait été soumis à l’Imam Hambal et à Hazrat Yahyah bin Mayin et à d’autres autorités incontestables en hadiths pour approbation. Ils l’approuvèrent tous sans réserve et l’apprécièrent même. lmam Bukhari (RA) compila toutes les traditions vérifiées et correctes de 90 000 personnes.

En ce qui concerne son exactitude, il est le livre qui commande le plus d’autorité dans tout le monde islamique. Le manuscrit de ce livre avait été écrit au Haram Shariff. Les présentes dispositions et descriptions des traditions telles qu’elles se présentent dans le livre, furent préparées entre la tombe de notre Saint Prophète (saw) et le Mimbar-Nabwî.

Voici une liste de personnes ayant narré les hadiths à Imam Bukhari (RA) et le nombre de leurs contributions Abou Horeira (R) 446, Hazrat Anas (R) 268, Hazrat lbné Oumar (R) 270,
Razrat Ibné Abbas (R) 217, Hazrat Ayesha (R) 42, Hazrat Qomar (R) 60, Hazrat Ah (R) 49,
Hazrat Abou Bakar (R) 22, Hazrat Osman (R) 9, Hazrat Abou Sufyan (R) une et les «Sahabiyat» 73.

Une personne pieuse vit notre Saint Prophète en son rêve. Elle fut comblée de joie et pria le Saint Prophète (saw) , de lui montrer le livre qui l’édifierait. Le Saint Prophète (saw) y répondit par une exhortation à lire son livre. Le croyant demanda au Saint Prophète «quel est votre livre» ? Le Saint Prophète répondit «Sahîh Bukhari». Cela démontre la grandeur du livre et la place que tient l’auteur dans la jurisprudence islamique.

Le monde islamique se doit à 1’Imam Bukhari (RA) pour son travail de compilation remarquable. Il en fit une science dont il a établi les règles. En sus, il a écrit un autre livre dont le titre est «Târikht-Kabir» ou «La grande histoire». Il y explique comment reconnaître le vrai narrateur de traditions. Ce livre fut traduit de l’Arabe en Allemand en 1830 à Mùnich (Allemagne).

Imam Bukhari (RA) avait évrit un livre «Kitab-ul-Kunni» dans lequel il avait inclus les noms et les statuts des narrateurs de hadiths. Il écrivit également «Kitab-Ul-Zoafa» en vue de souligner comment déceler la fragilité de certaines traditions. Il réglementa en outre, la narration de chaque tradition, s’il éprouvait du scepticisme envers quelqu’un, il refusait son écrit. Il se passa ainsi de 10 000 traditions. D’ailleurs, il avait écrit plusieurs livres traitant de divers sujets ayant trait aux traditions.

Bukhari Shariff est enseigné de nos jours encore cornme texte scolaire dans beaucoup de «madressa» même hors de l’Arabie. A Médine, une nuit, Imam Bukhari (RA) vit le Saint Prophète en rêve, qui lui ordonna de se rendre à nouveau à Bukhara pour propager l’enseignement des Hadiths. Ayant habité 20 ans à Médine, et âgé de 42 ans, il regagna Bukhâra où toute la cité s’était réunie pour l’accueillir malgré le fait que presque un quart de siècle s’était écoulé depuis son départ. Ses parents étaient déjà décédés.

Son frère lui remit 180 000 dinars - l’équivalent de sa part léguée par ses parents. n investit intégralement le montant dans la construction d’un bâtiment qui abrita une université où la science des Haditits était enseignée aux étudiants perses, chinois, turques et aux autres nationalités. Après avoir complété la classe terminale d’enseignements des Hadiths, les élèves recevaient leurs diplômes et ils étaient connus comme «Mohaddiçînes».Grâce à ses efforts et à sa sincérité, Buichara devint un centre d’enseignement islamique reconnu notamment pour la science des hadîths. Quelques 92000 étudiants apprirent la science des haditits de l’lmam Bukhari.

Les élèves les plus renommés de l’rmam Bukhari (RA) furent Hazrat Imam Muslim (décédé en 261 AH), Imam Tirmizi (décédé en 297 Huri), Imam Nisai (décédé en 306 Huri), Irnam Darmi, Imam Àbôu Daoud et lmam Mâja. Ils étaient tous des auteurs de hadiths authentiques. En un mot, Imam Bukhari (RA) répandit la science des Hadiths à travers le monde d’une façon exceptionnelle et efficace.

Le nouveau gouverneur de Bukhara, à cette époque, était Khalid bin Ahrnad Il était méchant et tyrannique. Il commença à opprimer les intellectuels musulmans. Imam Bukhari (RA) s'efforça, de son mieux, de le mettre sur le droit chemin mais il ne l'écouta point. Par contre il somma Imam Bukhari (RA) de quitter Bukhara. A contre-coeur, Imam Bukhari (RA) se rendit à une petite ville dite Khateng à proximité de Samarkand. Il commença à y enseigner les Hadiths.

En peu de temps, la petite ville se fit une grande popularité. Les intellectuels musulmans du monde entier commencèrent à se rendre à Khateng en vue d'apprendre les traditions. La ville se fit également une réputation dans le domaine des enseignements Islamiques surtout pour ce qui est de la science des Hadiths.

Hazrat Imam Bukhari (RA) était un bel homme. Il était svelte et de stature moyenne. Son front était large et il avait de grands yeux, sa barbe était semblable à celle des habitants de Bukhara. Doué d'une voix impressionnante, sa rhétorique en Arabe était remarquablement efficace. Son allure démontrait sa grandeur et son érudition. Dès sa prime enfance, il passa des nuits blanches à prier. Cette vertu augmenta dans ses vieux jours.

Tandis que les musulmans célébraient joyeusement la fête d'Eîd-Ul-Fitr, le soleil de la science, qu'était l'Imam Bukhari (RA) s'éteignit à l'age de 60 ans en exil à Khateng, faubourg de Samarkand, le 29 Ramadhan 256 (31 Août 370) (Inna Lillahi, Wàinna Ilayhi radji-oûn). Avant de rendre le dernier souffle de la vie, il dit à un de ses amis «Considérez le temps qui vous reste à vivre comme étant inestimable et veillez à ce que vous le passiez à prier ; de peur que la mort ne vous frappe,j'ai vu bon nombre de personnes bien portantes expirer brusquement.»

Le fondateur de la science des traditions (hadiths) quitta ce monde où chaque mortel séjourne pour quelque temps, laissant derrière lui ses oeuvres qui dureront jusqu'au jour de la Rétribution.

«Sois dans ce bas monde, comme un étranger, ou un passant.»
Coran 81 - 3

«O Dieu, il n'y a d'autre vie que celle de l'Autre Monde.»
Coran 81 - 1(2)

Traduit par M. Anwar Toorabally
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